Vannes 2 – 1 Lens : L’exploit breton

Pour ce premier déplacement de la saison, Jean-Guy Wallemme, contraint par les événements, avait opéré quelques changements par rapport au match de Dijon, choisissant de titulariser le jeune Adil Hermach à la récupération, en lieu et place de Kader Mangane parti sous d’autres cieux bretons. Avec le forfait de Sébastien Roudet, Razak Boukari coulissait à gauche, laissant l’axe à Kévin Monnet-Paquet.

Le stade de la Rabine, jusqu’alors habitué à recevoir des équipe de National, avait bien sûr fait le plein à l’occasion de la venue du Racing : plus de sept mille spectateurs dont près de cinq cent fans sang et or qui donnèrent de la voix bien avant le coup d’envoi. Un coup d’envoi qui précédait de peu une première occasion vannetaise : à la retombée d’un lointain coup franc, Vedran Runje peinait à dégager le ballon au milieu de la mêlée (1e). Cueillis à froid, sous l’averse, les Sang et Or entraient timidement dans le match. S’ils parvenaient enfin à éloigner le danger breton, ils peinaient à prendre le contrôle du jeu au cours d’une première mi-temps bien pauvre en occasion de but. Tout juste notait-on une belle incursion de Yohan Demont dans la surface adverse suivie d’une parade de Benoit Costil (18e) et une dangereuse reprise de Patrick Leugueun, au premier poteau, à la réception d’un corner laissant de marbre Vedran Runje (32e). C’est alors que les deux formations s’apprêtaient à retourner aux vestiaires sur un logique score nul et vierge que Razak Boukari interceptait un ballon en milieu de terrain et s’en aller percer l’arrière garde vannetaise avant d’adresser, à l’entrée de la surface, une puissante frappe qui trompait le portier breton (0-1, 45e) !

Cet exploit individuel allait-il rejaillir sur le jeu collectif lensois en seconde période ? Durant le premier quart d’heure, le Racing semblait en effet pouvoir prendre définitivement le jeu à son compte. A l’heure de jeu, cet espoir était anéanti : à la réception d’un long coup de pied arrêté, Vedran Runje hésitait à sortir, le ballon passant d’une tête à l’autre avant d’aboutir dans les pieds de Pascal Delhommeau qui, face au but, ne laissait pas passer l’aubaine (1-1, 60e). Même si Issam Jemaa qui venait de remplacer Razak Boukari, se procurait de la tête, une belle occasion de reprendre l’avantage (76e), ce sont bien les Vannetais qui, poussés par le vent de l’exploit, dominaient cette dernière demi-heure. A huit minutes du terme, ce que l’on craignait, survenait. A l’occasion d’un nouveau coup de pied arrêté, l’arrière-garde artésienne démontrait sa fébrilité et le ballon, telle une patate chaude, atterrissait sur le bras du malheureux Issam Jemaa. L’arbitre sifflait un penalty que Frédéric Sammaritano se chargeait de transformer, le cuir se glissant sous le corps du portier lensois (2-1, 82e). Le pressing lensois en toute fin de match ne changeait rien à l’affaire : Vannes tenait sa victoire… Le petit Poucet avait dévoré l’ogre de la L2 !

Résumé par le site officiel rclens.fr