RC Lens-Angers : L’analyse du match

Au lendemain de la rencontre ayant opposée le Racing Club de Lens à Angers, la rédaction de rclensois.fr vous livre son analyse de la rencontre

Première mi-temps : De bonnes intentions malgré un déséquilibre permanent…

Hier après-midi, les Lensois avaient l’obligation d’obtenir un bon résultat face à un concurrent direct à la montée, le SCO d’Angers. Cela s’est ressenti dans l’entame de match lensoise, un bloc équipe posté très haut sur le terrain, une volonté de presser l’adversaire afin de gêner la relance angevine et de récupérer plus facilement et plus rapidement le cuir, Lens était bien rentré dans son match. Une bonne entame qui aurait pu (du) être récompensé par l’ouverture du score peu avant le quart d’heure de jeu sur une frappe lointaine de Nomenjanahary qui échoua sur la barre transversale de Gregory Malicki.

Cette première grosse occasion pour les Sang & Or aura au moins eu comme impact de réveiller un peu les hommes de Stéphane Moulin. Puisque trois minutes après cette première mèche lensoise, ce sont les Angevins qui se montrent dangereux dans la surface de réparation adverse sur un rush de Charles Diers. Une nouvelle fois, c’est sur le flanc gauche de la défense artésienne que les Lensois se mettent en danger. Ludovic Baal est auteur d’un marquage laxiste au début de l’action, Pierrick Valdivia qui devait se retrouver en couverture du latéral gauche lensois est aux abonnés absents, c’est donc Jérôme Lemoigne qui coulisse pour venir couvrir son coéquipier, mais le capitaine lensois est en retard, Loïck Landre prend alors le risque de sortir et ainsi de se faire éliminer par son adversaire. C’est ainsi que Charles Diers se présente seul devant un Alphonse Areola qui avait anticipé sa sortie dès l’instant où Loïck Landre avait fait le choix de sortir sur son adversaire, cette anticipation fut cruciale au moment de détourner légèrement le ballon et ainsi d’éviter aux Angevins d’ouvrir le score. Sans oublier que Loïck Landre et Jérôme Lemoigne, éliminés au début de l’action ont fait l’effort de se replier et ainsi de repousser le ballon devant la ligne de but lensois.

Si Lens sort indemne de cette occasion de but, la plus dangereuse de la rencontre pour les Angevins, cela ne doit pas nous empêcher de souligner les lacunes défensives du plan de jeu d’Antoine Kombouaré. La position de Pierrick Valdivia semble notamment poser un gros problème. Dans un couloir gauche où Ludovic Baal à l’habitude de se projeter vers l’avant, la présence en couverture du milieu de terrain le plus proche est indispensable. Or, le coach lensois a demandé à plusieurs reprises à son numéro 18 de venir jouer dans les intervalles et à se projeter le plus possible vers l’avant. Si son apport offensif est indéniable, permettant notamment aux Lensois de se retrouver en supériorité numérique aux abords de la surface de réparation adverse, cela devient également une faille exploitable pour l’adversaire au moment où celui-ci récupère le ballon. Heureusement pour Lens, les hommes de Stéphane Moulin n’ont que très rarement décidé d’envoyer de longs ballons dans cette zone du terrain. Pourtant, Angers avait les hommes pour faire mal à la défense lensoise. Les décrochages de Yattara combinés aux appels de Diers et de Blayac. La chance lensoise vient aussi du fait que les latéraux angevins ont très peu apporté sur le plan offensif.

Peu après cette occasion, Antoine Kombouaré demanda alors à ces hommes de resserrer les lignes, c’est ainsi que le 4231 de début de partie se transforma en phase défensive en un 433, où Lemoigne joua le rôle de libéro devant la défense, avec à sa droite Valdivia et à sa gauche, tantôt Nomenjanahary, tantôt El Jadeyaoui. Moins mis en danger à la perte du ballon, les Lensois furent également moins tranchants en phase offensive, de plus en plus esseulé sur le front de l’attaque, Yoann Touzghar était alors obligé de décrocher pour toucher un peu plus de ballon. Avec lui, c’est tout le bloc équipe lensois qui recula de quelques mètres.

 

Deuxième mi-temps … Puis un sentiment d’impuissance devenu une habitude

Au retour des vestiaires, Kombouaré décida de revenir à son traditionnel 442 de début de saison. Mais contrairement à ce qu’on aurait pu imaginer, ce n’est pas El Jadeyaoui qui monta aux avant-postes aux côtés de Touzghar, mais bien Chavarria. Ce choix s’explique sans doute par la volonté du coach lensois de jouer sur la capacité des deux hommes à prendre la profondeur. En effet, à la mi-temps, la pelouse de Bollaert-Delelis fut généreusement arrosée. Malheureusement, cette envie de mettre de la vitesse dans le jeu lensois ne sauta pas aux yeux des spectateurs. Tout d’abord, car Pablo Chavarria fut quasiment invisible dans cette position de numéro 9, n’arrivant jamais à peser sur la défense angevine. D’autre part, car les transmissions de balle lensoise furent toujours ralenties par un mauvais contrôle ou une touche de balle inutile. De son côté, El Jadeyaoui, repositionné dans une position d’ailier, qui était la sienne à Angers la saison dernière, continue de passer totalement à côté de son match, multipliant les mauvais choix et les pertes de balles.

Après un premier quart d’heure en seconde période décevant, Antoine Kombouaré décide de faire rentrer sa première cartouche offensive, Danijel Ljuboja. Le Serbe remplace El Jadeyaoui, obligeant ainsi Pablo Chavarria à retourner sur un côté, mais le côté gauche. En effet, Nomenjanahary glissa alors à droite, afin de combiner dans les petits espaces avec le numéro 28 lensois. Si les premières prises de balle de « Ljubo » enthousiasmèrent le public lensois, les onze joueurs sur la pelouse portant un maillot rouge et jaune se montrent toujours aussi impuissants. Pire encore, l’entrée de Ljuboja pose un énorme problème tactique à Lens, si Chavarria tentait de décrocher et de venir jouer dans les intervalles afin de proposer une solution aux ailiers et à Valdivia, le Serbe reste poster devant aux côtés de Touzghar, coupant ainsi l’équipe en deux, puisque les ailiers avaient alors de plus en plus de mal à revenir défendre. C’est pourquoi Antoine Kombouaré demandant alors à de nombreuses reprises à son attaquant de venir décrocher un peu plus bas, afin bien entendu de toucher un peu plus de ballons mais aussi de fixer un défenseur angevin afin de libérer des espaces pour ses coéquipiers.

Dans ce contexte, la sortie de Pierrick Valdivia pour Adamo Coulibaly est assez surprenante, car si la grande carcasse portant le maillot numéro 9 joua très bien le rôle de pivot étant notamment à l’origine de déviations qui auraient pu être déterminantes, son entrée déséquilibra totalement les Lensois à la phase de construction. Lalaina Nomenjanahary fut alors contraint de descendre d’un cran et de venir jouer aux côtés de Jérôme Lemoigne. Les Lensois auraient alors pu faire le choix de balancer de longs ballons dans la surface de réparation adverse afin de profiter de la densité physique de ses attaquants, mais ce ne fut pas le cas. Au contraire, les Sang & Or continuèrent de passer exclusivement par le sol, tentant de construire proprement chacune de ses attaques. Si l’intention était louable, cela eut pour conséquence d’exaspérer le public lensois qui réclamait un peu d’enthousiasme et de simplicité dans le jeu. Les redoublements de passes et le jeu trop latéral produit par l’équipe de Kombouaré étaient insuffisants pour mettre en danger les Angevins.

L’entrée de Bourigeaud à la place d’un Chavarria totalement exténué à dix minutes du terme de la rencontre semble donc être une très bonne idée. En effet, le numéro 29 du Racing a cette capacité à allonger le jeu et ainsi de permettre aux Lensois de se projeter plus vite vers l’avant. Mais aussi de retrouver de la présence sur les ailes, puisque le replacement de Nomenjanahary au cœur du jeu, combiné à l’entrée de Coulibaly avait eu comme impact de rendre les côtés lensois quasi désert. Mais l’entrée de Bourigeaud n’eut pas l’impact escompté, car le jeune lensois fut trop brouillon et qu’autour de lui aucun joueur offensif lensois n’était en mouvement pour lui proposer de bonnes solutions. En effet, ce qui fut criant durant les quatre-vingt-dix minutes de cette rencontre c’est le manque de mouvements des joueurs lensois. Tout au long du match, les joueurs lensois recevaient le ballon en étant arrêtés, le manque de mobilité des joueurs offensifs est inquiétant à trois matchs du terme de la saison. Il faudra bien plus d’envie et d’enthousiasme face à Istres, Brest et Bastia pour ne pas voir le rêve de remonter en Ligue 1 tourner au cauchemar.

Romain Pechon pour rclensois.fr

8 commentaires

  1. Illustration du profil de
    dan

    Bonjour Xavier

  2. Illustration du profil de
    pimousse

    sa craint mais rien n’est fait il y aura encore des surprises espérons que ca ne serra pas contre nous !!!!!!!

  3. Illustration du profil de
    dedelevago

    Pour moi, la messe est dite; METZ, CAEN et NANCY accéderont à l’élite, et LENS accompagnera VA à Orléans et Luzenac, quels chocs à venir en D2. Je m’explique: LENS a 2 ps d’avance sur NANCY, LENS jouera à ISTRES (QUI SE BAT POUR NE PAS DESCENDRE EN NATIONAL). Si le 11 lensois ne joue pas plus vite et plus précis que ces dernières semaines, il perdra face à un LEROY capable de sublimer ses coéquipiers, sur un match. Une défaite de LENS à ISTRES et la saison est terminée à la plus mauvaise place, la 4ème. Actuellement, LENS joue comme VA et NANCY comme SOCHAUX. Ces équipes se battent pour survivre, LENS ne fait pas le nécessaire.

    1. Illustration du profil de
      snakesice

      sacré supporter que tu est tu supporte lens que qu’en ils gagnent?

      pour toi la messe est dites j’appel sa etre defaitiste a lheure actuelle caen nancy niort et lens sont pour la 2é et 3é place .

      petite avantage a lens qui a 2 pts davance sur le 4é et un gaolaverage par rapport autre un peu mieux
      ensuite caen mais ils auront un handicape d’un match a rejouer sa pourrais peser
      nancy semble t’il a le meilleur calendrier mais rien est fait alors lens peu encore y etre

  4. Illustration du profil de
    Buzios

    Le commentaire de Romain est très pertinent. Rappelons qu’il faut prendre 7 points sur les 3 derniers matches …loin d’être fait !

  5. Illustration du profil de
    chguete62

    Chavaria a perdu en puissance il n a plus la lucidité et manque d envie enfin c est ce qu il dégage sur le terrain
    A mon avis il est plutôt a cour de forme
    …pour le reste de l équipe je ne sais plus quoi penser une chose est sur c est que j ai peur pour les 3 derniers matchs
    Ce qui m a frappé samedi gt a bollaert et je n ai pas vu une équipe pleine d envie de tout defoncer
    Quand je vois areola mettre 30 secondes pour faire un 6 mètres ou n’importe quel autre joueur faire la meme chose pour un coup franc ca me choque.
    Un manque total de motivation
    Meme si la domination a été flagrante en deuxième periode jesuis tres inquiet !
    On croise les doigts pour istres !

  6. Illustration du profil de
    ntheonic

    jouez tout simplement au foot les gars lâchez vous faites vous plaisir !!!!
    Si il n y avait pas eu cette com stupide de début de saison pour nous endosser le rôle de leader on aurait pu jouer plus sereinement , avec moins de pression,là toutes les équipes viennent jouer le match de leur vie chez nous depuis le début , ce qui arrange bien sûr les autres équipes bien cachées!!!!

  7. Illustration du profil de
    rasnatty

    un des faits notoires de cette partie est qu’on ne retrouve pas le Chavarria du début de saison….que se passe t’il avec ce joueur ? est il bien utilisé ? ne devrait il pas se cantonner dans son couloir ? en attaque j’ai l’impression que tout le monde se « dézonnent » trop rapidement ce qui fait que dans la surface il n’y a plus de présence pour jouer dans la profondeur…alors on joue à la baballe dans les vingts mêtres…avec de temps en temps un tir lointain…qui ne fait peur qu’aux mouches ! …Pourquoi AK ne rectifie t’il pas le tir ?….je suis d’accord : va falloir mettre le bleu de chauffe….on y croit !

Les commentaires sont fermés.