S. Joseph-Monrose : « Je donnerai tout pour ce club ! »

A bientôt dix-huit ans (le 20 juillet prochain), Steven Joseph-Monrose vient de signer, avec le Racing club de Lens, son premier contrat pro (élite). Espoir prometteur du club sang et or, cet attaquant très doué est également un leader déjà affirmé. Entre ses souvenirs de Bondy, l’attachement qu’il a pour son club d’adoption… Steven revient sur son parcours balle au pied…

Steven, quel est ton sentiment et ta réaction après avoir signé ton premier contrat pro (élite) ?
J’étais très content. Je tiens beaucoup à ce club et j’aimerais vraiment réussir à Lens. J’étais heureux pour mes parents et toute ma famille qui m’ont toujours soutenu. J’aimerais vraiment les remercier. J’y associe également toutes les personnes qui ont toujours cru en moi.

Comment l’as-tu fêté ?
En fait, je ne l’ai pas encore fêté. J’attends le week-end prochain pour pouvoir réunir tout le monde. Et faire une grosse fête [ndlr. Sourire] !

Histoire de faire plus ample connaissance avec toi, peux-tu nous rappeler ton parcours ?
La passion du football m’est venue en regardant les matchs avec mon père lorsque j’étais encore tout petit. Et puis je jouais tous les jours à l’école. Quel que soit l’endroit où j’allais, j’avais un ballon avec moi. Lorsque j’ai fait mes premiers pas sur un terrain… j’étais nul. Je ne savais pas où me placer. Je courrais partout. Je ne connaissais même pas les différences entre chaque poste. J’ai tout appris par la suite. A huit ans, j’ai commencé le football en club, à Bondy. Cela s’est plutôt bien passé. Et puis je suis passé par l’INF Clairefontaine. C’est lorsque j’étais là-bas que l’on m’a repéré. Ensuite, je suis allé faire un test à Lens. Là aussi, ça s’est plutôt bien passé. J’ai donc eu le choix entre, poursuivre mon apprentissage à Clairefontaine ou à Lens. Mon père m’a conseillé de le faire au sein du Racing. Initialement, je souhaitais plutôt rester en région parisienne, mais mon père a insisté. J’ai donc quitté la région parisienne un peu à contrecœur. Aujourd’hui, je suis vraiment très heureux qu’il m’ait imposé ce choix. C’est une énorme satisfaction d’avoir pu progresser avec les coachs du club.

Quels souvenirs gardes-tu de ton enfance à Bondy ?
J’ai un excellent souvenir des fêtes en famille. Je suis vraiment très heureux lorsque l’on se retrouve tous et que l’on fait la fête. Par rapport à mes meilleurs amis, c’est un peu plus compliqué et difficile. Aujourd’hui, nous avons une vie diamétralement différente. Eux vivent dans la cité dans un contexte parfois délicat. Lorsque je reviens les voir, ils savent que je ne peux pas avoir les mêmes activités qu’eux. C’est parfois difficile à vivre pour eux et pour moi. Pour eux, je suis un exemple et un représentant de la ville de Bondy. De mon côté, quoi qu’il arrive, je ne les oublierai pas et je ne couperai jamais les ponts.

Tu es régulièrement cité en exemple au sein du club. Assumes-tu le rôle de leader ?
Ça a été dur de pouvoir arriver à ce niveau. J’ai connu des hauts et des bas. Cette année, il fallait que je m’impose. J’avais aussi la responsabilité d’emmener tout un groupe avec moi. J’aime vraiment ce club. Je ne pensais vraiment pas pouvoir prendre une telle dimension au sein du Racing club de Lens [ndlr. Trophée Eric Sikora en 2007, premier contrat pro en 2008]. Dans ma tête, je suis prêt à tout donner pour ce club. En tout cas, tant que je serai ici, je donnerai tout.

Qu’attends-tu de l’année prochaine ?
De faire une bonne reprise et accéder le plus rapidement possible au monde des pros. Pour le reste, j’espère pouvoir donner le maximum au groupe des 18 ans ou de CFA. Mon intégration avec l’équipe réserve, cette année, s’est très bien passée. Le coach, Sébastien Migné, est venu me voir en me disant que je ferai un premier déplacement avec le groupe, sans être sûr de jouer. Sachant que je devais jouer le lendemain avec l’équipe des 18 ans. A 2-0, le coach Migné m’a donné m’a chance. Je suis entré sur le terrain et j’ai marqué mon premier but en CFA. Et le lendemain, j’ai également scoré avec les 18 ans. C’était un super week-end ! Par la suite, je me suis entraîné avec la CFA. Passé d’un groupe à un autre n’est pas forcément difficile. On se connait tous. D’autant qu’en début de saison, j’ai passé un mois avec eux. Ça s’était déjà très bien passé, et cela m’a fait plaisir de les retrouver. En tout cas, je préfère ne pas brûler les étapes et pouvoir travailler chacune de mes lacunes. En franchissant pallier par pallier, j’ai bon espoir d’être le plus efficace possible avec l’équipe pour laquelle je joue.

As-tu un modèle de joueur ?
Thierry Henry ! Mais pour moi, le meilleur attaquant reste Ronaldo. Il est trop fort. Il a tout ! Toutes les qualités d’un attaquant.

On parle beaucoup de tes qualités … Quels sont, selon toi, tes défauts et tes axes d’amélioration ?
Mon jeu de tête. Sans perdre de vue le travail devant le but pour pouvoir toujours marquer. Je dois également travailler ma vision de jeu au sein du collectif. Parfois, je veux tout faire tout seul, et je me mets dans l’embarras.

Sur le registre extra sportif, quelles sont tes autres passions ?
Je vais au cinéma pour regarder des films d’action. J’aime également la danse. Sinon j’écoute pas mal de musique. Du zouk, de la musique africaine, du rap français et US. Je danse le coupé-décalé. C’est une danse africaine. Aujourd’hui, nous sommes plusieurs à danser de la sorte sur le terrain [ndlr. Sourire].

Comment comptes-tu occuper tes vacances ?
Je souhaite me reposer en famille et aller en Martinique. C’est tout une partie de la famille que je ne vois pas souvent. Je vais donc en profiter pour passer du bon temps avec eux.

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