Julien Sablé « Ca a été difficile »

Le milieu de terrain lensois s’est exprimé sur sa saison transparente au RC Lens, il a répondu aux questions de Footmercato, relatant ainsi sa difficulté de s’intégrer dans un groupe où on ne lui fesait pas confiance.

FM : Julien, tout d’abord racontez-nous comment avez-vous vécu la relégation de Lens, vous qui n’avez pas beaucoup joué cette saison ?
Julien Sablé : « Ça a été difficile. C’est sur qu’il y a une frustration de ne pas pouvoir se dire que j’ai fait une erreur sur le terrain et qu’on a perdu. Là, j’étais concerné jusqu’au moment du match, mais après je n’étais pas utilisé.

«  Je ne correspondais pas à ce que Leclercq voulait  »

FM : Justement pourquoi avez-vous été mis en l’écart ?
JS : Déjà il y a eu trois changements d’entraîneur cette saison et moi je suis arrivé avec Guy Roux. Après Roux est parti au bout de deux mois et Papin est arrivé. Avec lui ça s’est bien passé, mais j’ai eu beaucoup de blessures qui m’ont empêché de me donner à 100 %. Et puis quand Leclercq a débarqué, je me blesse trois jours avant le match où il m’a fait confiance. Moi j’ai voulu jouer quand même, mais je suis passé à travers. Mais bon je pense que je ne correspondais pas à ce que Leclercq voulait, c’est tout ça s’arrête là.

FM : N’avez-vous pas pensé à partir en janvier ?
JS : Tout d’abord, j’étais dans une logique de groupe et je ne voulais pas laisser transparaitre mon malêtre vis-à-vis de mes coéquipiers. Mais j’y ai songé. Ça arrangeait pas mal de monde parce que beaucoup de joueurs étaient arrivés, mais personne n’était parti. Au départ je devais jouer avec Kovacevic plus un troisième milieu défensif. Mais au final, on s’est retrouvé six pour deux places. En janvier, j’ai eu des opportunités, mais comme l’équipe marchait pas trop mal et que j’avais eu du mal à m’adapter à Lens, je me suis dit qu’après avoir connu un seul club en douze ans (Saint-Étienne, NDLR), si je change de club en six mois ça sera encore plus difficile. Je me suis accroché en me disant que j’allais tout faire pour renverser la vapeur.

«  Baup me voulait, pas Sadran  »

FM : Quels clubs vous avaient contacté ?
JS : Quatre formations espagnoles : Huelva, Murcie, Santander et le Bétis Séville. En France, ma plus grosse opportunité était Toulouse, mais Élie Baup et son président n’étaient pas d’accord. Élie me voulait et pas Sadran.

FM : Aujourd’hui, avec la relégation de Lens comment envisagez-vous votre avenir ?
JS : Je suis en phase de réflexion. J’attends de voir la politique du club. Si un nouvel entraîneur arrive avec un projet qui permet la remontée dès l’année prochaine, pourquoi pas. Je suis quelqu’un qui croit à des projets donc pour moi, Lens n’est pas encore sorti de ma tête. J’attends de voir ce qu’ils vont me proposer. Le cas contraire mes agents iront me chercher un club, mais après quatre mois d’inactivité je ne suis pas sûr d’être considéré comme un objectif prioritaire des clubs de L1.

«  J’ai été soutenu jusqu’au départ de Guy Roux  »

FM : Cela veut dire que personne ne vous a approché ?
JS : Désormais je souhaite un entraîneur et un club qui me veuille vraiment et pas sentir que personne n’est derrière moi à 100%. À Lens, j’ai été soutenu jusqu’au départ de Guy Roux même si avec Jean-Pierre Papin ça s’est bien passé. Ça s’est dégradé avec l’arrivée de Leclercq. Je sais que le choix que je vais faire cet été sera très important pour ma carrière parce que c’est une période de transition donc je mettrai toutes les chances de mon côté. Pour le moment, si je pars de Lens c’est pour rebondir en France en Ligue 1.

FM : Pour conclure, comment expliquez-vous ce gâchis lensois ?
JS : Déjà le fait de ne pas avoir fini dans les cinq premiers avec une telle équipe, ça fait mal au coeur parce que sur le papier on avait une super équipe. Mais au football, c’est le terrain qui compte. Je pense que ce qui nous a été fatal ça a été la coupe d’Europe. On a eu beaucoup de matches en retard à jouer et on les a mal négociés en début de saison. Souvent tout se joue au départ. Mais c’est vrai que trois changements d’entraîneur en une saison ça n’aide pas.