Stade rennais – RC Lens: Benjamin Bourigeaud, cent pour sang et or… ou presque

Le Calaisien a pratiquement tout connu avec le Racing où il est arrivé à l’âge de 11 ans. « Ça a toujours été Lens dans sa tête. C’était son rêve de rentrer dans un centre de formation et encore plus à Lens. Quand il l’a appris, c’était grandiose pour lui, je le revois encore sauter de joie 
», se souvient Christelle Bourigeaud, sa maman.

En 2014, à Toulouse, le RC Lens s’impose (2-0). Auteur de son premier but en L1 ce soir-là, Bourigeaud communie avec les fans lensois. PHOTO PASCAL BONNIERE – VDNPQR

« Il a fait toute sa formation là-bas, il se considère comme un vrai Lensois. Depuis notre passage, on est tous les deux toujours restés supporters de Lens », témoigne Alexis Bourigeaud, son petit frère (21 ans), lui aussi passé par La Gaillette, désormais à Fréjus Saint-Raphaël (N2) sous les ordres d’un autre ancien Lensois : Jean-Guy Wallemme. « À la télé, quand on était petits, c’était déjà Lens, même si au tout début, notre père aimait bien regarder Marseille, mais on a toujours suivi le Racing. Quand Ben’ a fait ses premiers pas en L2, on n’a plus loupé un match ! »

Une passion pour le club minier qu’il transmettait dans le vestiaire pro. « Ben’, c’est vraiment le Lensois pur jus, explique Kevin Fortuné, son ex-partenaire. Il incarne les valeurs de la région. On le respectait tous pour ça parce qu’on sentait qu’il était dans le club dont il rêvait de porter les couleurs. Il s’arrachait pour ce blason. Pour moi, il était l’âme de l’équipe. Souvent, il parlait en ch’ti. Bon, je ne vous cache pas que je ne comprenais pas toujours tout (rires)… »

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Ce n’était pas un hasard si l’un de ses principaux potes de vestiaire se nommait alors Valentin Belon, né à Béthune, et lui aussi très attaché au Pas-de-Calais.

Le 19 mai 2017, pour son dernier match sous les couleurs lensoises face à Niort (3-1), Benjamin Bourigeaud voyait la remontée en L1 s’évaporer dans les dernières secondes, au profit d’Amiens. L’immense peine du milieu de terrain, en pleurs sur la pelouse, avait touché ses équipiers. « On s’était tous terriblement investi pour faire monter le club, reprend Kevin Fortuné. Il avait réalisé une saison monstrueuse et avait tellement envie de revivre la L1 avec Lens, d’y poursuivre l’aventure. 
»

Aujourd’hui à Rennes, le milieu de terrain continue de suivre assidûment le Racing. Lorsque le club lensois le sollicite pour une opération, il y répond positivement instantanément. Avant le derby face à Lille, le 18 octobre, il avait partagé sur son compte Twitter les images du départ du car artésien en direction de Villeneuve-d’Ascq, escorté de dizaines de fumigènes. « Et dire que je serai pareil devant ma télé ce soir. » Ce samedi, il sera dans le camp d’en face. Un sentiment particulier qu’il devra dompter. Pendant quatre-vingt-dix minutes seulement. Mais pas une de plus.

PHOTO LA VOIX DU NORD – VDNPQR

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