RC Lens: «Je prends de plus en plus de coups…», pointe Gaël Kakuta avant Montpellier

Vous retrouvez Montpellier samedi. Qu’avez-vous retenu du match aller (défaite 2-3 le 12 décembre) ?

« Qu’il faut rester concentré de la première à la dernière minute. On a encaissé des buts sur des problèmes de concentration. Il faut rester concentré pour sortir un bon résultat. »

Les adversaires vous connaissent désormais. Et ferment l’axe pour limiter votre influence. Comment contourner ça ?

« Comme vous l’avez dit, l’axe est un peu plus fermé pour nous. Mais on s’adapte, ça fait partie du jeu. Les équipes ont vu que ce qu’on a pu créer depuis le début de saison. Ce n’est pas de la chance. Tout le monde s’adapte et nous aussi on doit s’adapter. Et modifier certaines choses. On a eu le temps de bien préparer ça cette semaine. »

Vous le ressentez ce marquage plus serré ?

« Ah oui, je prends de plus en plus de coups donc oui, je le ressens un petit peu… (sourire) Mais ce n’est pas grave, c’est le haut niveau, on doit s’adapter. On travaille sur tous ces petits détails qui nous feront encore avancer. Et on reste concentré sur les matchs à venir. »

Huits buts, quatre passes décisives… Vous n’aviez jamais eu de telles stats ? Ça signifie que vous êtes épanoui. Et que vous n’avez jamais été aussi bon ?

« Oui. Comme je le répète depuis le début de saison, tout est mis en place pour que tout le monde donne son maximum, soit placé dans les meilleures conditions. On travaille les uns pour les autres, ce qui facilite la tâche de chacun. Et moi, à mon poste, c’est le système qui me convient le plus. Tout le monde fait en sorte que tout le monde soit servi comme il le faut. Et comme vous pouvez le voir tout le monde prend du plaisir sur le terrain. »

On vous avez quittés tous déçus après la contre-performance face à Nice (0-1). Et on vous retrouve de nouveaux heureux et dynamiques. C’est le caractère d’un promu de vite passer à autre chose et d’être conscient de ses limites ?

« Ça n’a rien à voir avec le fait qu’on soit promu. C’est surtout que Nice, c’est du passé. Le résultat, on ne peut pas le changer. On doit juste apprendre de nos erreurs. On a joué Marseille, on a à peine eu le temps de fêter la victoire (0-1) que Nice est arrivé. Après on ne peut pas se contenter de se dire, « c’est super on a battu Marseille ». C’est arrivé, on a perdu… On a fait beaucoup d’erreurs. Voilà. Cette semaine on a eu le temps de bien préparer le match de Montpellier et de travailler nos erreurs sur le match de Nice. Et les erreurs qu’on a pu faire aussi contre Montpellier au match aller. »

Une semaine pour travailler, ça semble important pour vous de le préciser. Pourtant on dit souvent que les joueurs aiment enchaîner les matchs ?

« Oui c’est bien d’enchaîner. Mais c’est hyper intense tout ce qu’on fait sur le terrain ! On a un jeu qui demande beaucoup de courses et d’efforts. Alors c’est bien d’enchaîner mais à un moment, c’est aussi bien de couper un peu pour recharger les batteries et repartir. »

C’est atypique dans le foot d’aujourd’hui ce poste de meneur de jeu ?

« Tout dépend du profil du joueur que vous avez et de ce que vous faites pour que le joueur puisse s’épanouir, donner le maximum pour être performant et tirer son équipe vers le haut. Si vous voulez utiliser un système qui ne convient pas au joueur, c’est facile de lui crier dessus. Mais avez-vous mis toutes les pièces autour pour que le système fonctionne ? »

Ce poste de numéro dix derrière deux attaquants, c’est vraiment celui qui vous va le mieux ?

« Oui. Je peux jouer aussi sur les côtés. Mais je suis plus à l’aise à un poste où je suis libre. Je suis un joueur créatif. Un créatif, vous ne pouvez pas lui dire reste là et fais ça. »

Vous aviez des idoles quand vous étiez enfant ?

« Ça surprend souvent, Steven Gerrard. Zinédine Zidane et Ronaldhino. Après Messi est arrivé… »

Les gestes techniques, c’est instinctif ou vous devez les travailler ?

« Non là c’est l’instinct. Ce sont des choses qu’on apprend jeune avec ses amis, au futsal. Il faut improviser, vite éliminer… »

Si l’environnement vous comble, imaginez-vous finir votre carrière au RC Lens  ?

« Ça il faut demander aux dirigeants. Ça ne tient pas qu’à moi… Mais vous savez très bien que le club me tient à cœur. Tant que je suis performant, que je donne le maximum et que le club veut toujours de moi, pourquoi pas. Je suis bien ici moi. »

Pensez-vous parfois aux moments qu’on pourrait vivre dans un stade Bollaert plein avec ce Racing de retour en L1 ? N’êtes-vous pas frustré ?

« Oui c’est sûr. Petit, quand j’étais ramasseur de balle ou en tribunes, c’était exceptionnel de voir les supporters quand Lens marquait. Malheureusement aujourd’hui on ne les a pas avec nous. On les a eus contre Paris, 5 000 personnes c’est ça ? On avait l’impression que le stade était plein à craquer alors je n’imagine même pas ce que ça aurait pu faire. C’est pénalisant oui, car je pense qu’on aurait pu avoir de meilleurs résultats avec les supporters qui poussent derrière nous. »

Le maintien est dans la poche ?

« Pas encore non. On continue à donner le maximum pour que l’objectif soit vite atteint. »

En début de saison, vous disiez que votre objectif était de ramener Lens en coupe d’Europe…

« Non il ne faut pas tout mélanger. J’ai dit que ça serait mon rêve de jouer l’Europe avec Lens. Mais, comme au début, notre objectif est toujours de se maintenir. Et plus tôt ce sera fait, mieux ce sera pour tout le monde. »

Est-ce que ça ne va pas plus vite que prévu quand même. On s’attendait à ce que ce soit plus dur cette année. Vous n’êtes pas un peu en avance ?

« Ça peut paraître un peu arrogant ou déplacé mais, quand je suis venu en début de saison, vous avez pu voir sur mon visage de la confiance. Moi je ne suis pas surpris aujourd’hui de ce qu’on fait. Je suis très content de tout ce que l’équipe a pu produire. Comme je l’ai dit souvent, on a un groupe magnifique. Et quand on travaille en équipe on peut faire de grandes choses. »

Cette saison au RC Lens, tous les attaquants marquent avec des qualités différentes. C’est pénible pour les défenseurs adverses mais apprécialble pour le meneur de jeu ?

« Oui. Pour les défenseurs, les nôtres aussi à l’entraînement, ça bouge tout le temps. Tu peux tomber sur un « Flo » (Sotoca) qui court de partout, un Simon (Banza) qui détruit tout sur son passage. « Gana » qui bloque tout, est vif aussi, et « Kali » qui amène du décrochage, une bonne variété dans son jeu. Et oui, pour un numéro 10 c’est un régal. Pour les défenseurs, c’est compliqué. Tu te prépares à jouer une paire d’attaquants. Et puis tu découvres que tu as deux profils différents qui entrent sur le terrain… »

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1 commentaire

  1. Illustration du profil de Jean-Paul

    Tout à fait d’accord avec son analyse.

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