Le RC Lens passe entre les cartons et s’accroche à son rêve

Le RC Lens a les oreilles qui ont sifflé ce dimanche. Par précaution, il vérifiera si son audition n’a pas trop souffert du zèle insensé de l’arbitre Karim Abed, qui a trop, beaucoup trop pesé sur les débats en sortant cinq cartons jaunes et deux rouges (Fortes, 82e et Banza 89e) contre l’équipe de Franck Haise. Le coach si mesuré du Racing, lui
-même exclu pour avoir protesté sans hausser le ton ni déparer (65e). Mais en tout cas envoyé dans les tribunes pour voir son équipe finir à neuf.

Dans ce contexte, le Racing, qui entendait des bruits partout, n’a pas toujours eu la tête à l’endroit et n’a pas maîtrisé son match comme il l’aurait voulu. Pour au final une opposition engagée, mais assez fermée (moins de dix tirs pour chaque équipe). « C’est un match qui méritait un nul et pas beaucoup plus 
», a jugé l’entraîneur artésien.

Un oubli sur corner…

Lens, qui était finalement privé de Michelin (alerte musculaire) ce qui précipitait le retour de Badé (revenu d’isolement Covid samedi), a d’abord mal démarré et subi pendant un quart d’heure, gêné par le pressing et le jeu direct des Brestois. Puis, alors qu’il retrouvait ses principes et commençait à empiler les décalages vers Clauss, il est parti à la faute en se trouant sur la première véritable opportunité des Bretons. Un oubli sur un corner direct de l’excellent jeune milieu brésilien Jean Lucas, qui profitait d’un vide au premier poteau, alors que Cahuzac venait de sortir sur Cardona et que Leca ne pouvait pas y être (1-0, 37e).

Pas très inspiré offensivement, Lens n’était pas non plus en réussite car il n’était pas débordé. Mais tout se compliquait pour la seconde période, face à des Brestois toujours plus recroquevillés.

La force et la cohésion pour revenir

Le salut ne pouvait venir que du banc, sollicité dès l’heure de jeu, avec les entrées de Banza et Ganago pour muscler les débats devant. Et l’option fut efficace. Dix minutes après son entrée, l’attaquant camerounais poussait ainsi Chardonnet à la faute dans la surface. Pour un penalty validé avec l’aide de la VAR et transformé par Kakuta (1-1, 71e). Onzième but cette saison pour le meneur de jeu.

Cette égalisation, qui relançait tout et contraignait les Brestois à sortir à nouveau, allait en fait être la clôture du score, la suite, on le sait, appartenant à l’arbitre…

« Il y a des jours où on est un peu moins bien. Et des moments où on est un peu entamé. Ça a semblé être le cas par séquences. »

Chacun essaya bien pourtant de jeter ses dernières forces, mais Brest ne poussa pas bien fort. Et Lens, vu les circonstances, s’accrocha à son retour au score et à son point. « Nous sommes restés unis pour aller chercher cette égalisation. Revenir au score malgré tous les faits qui se sont succédé… », salua ainsi Franck Haise. Conscient que son équipe, secouée par le cluster de Covid-19 depuis deux semaines, n’était pas dans la forme de sa vie. « Je pense que les joueurs ont tout donné. Mais il y a des jours où on est un peu moins bien. Et des moments où on est un peu entamé. C’est vrai que ça a semblé être le cas par séquences 
», indiqua-t-il fataliste.

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Mais déjà prêt aussi à remettre en route, à la tête de son équipe désormais invaincue depuis douze matchs en L1 (plus longue série en cours). Une équipe qui va récupérer du monde avant Nîmes dimanche. Une équipe qu’on ne décroche pas si facilement. « Une belle équipe, a jugé l’entraîneur brestois Olivier Dall’Oglio. Qui mérite son classement. » Cinquième à cinq journées de la fin.

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1 commentaire

  1. Illustration du profil de oliver

    on s’est fait voler pas sur ce match mais sur le reste du championnat.

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