Le RC Lens au féminin est enfin né … mais quels en seront les contours ?

Quel nom porteront-elles ?

Comme Marie Schepers la saison dernière, les Artésiennes verront le blason de la ville d’Arras sur leur maillot. Mais l’écusson principal sera celui du RC Lens. PHOTO SEVERINE COURBE – VDN

Fondé en 2001 sous le nom d’Arras Football Association, le club atrébate avait changé de nom en 2011 en devenant Arras Football Club Féminin. Près d’une décennie plus tard, il va donc à nouveau modifier son appellation. Mais, cette fois, le nom de la ville d’Arras ne devrait plus y apparaître. Arras FCF va devenir le RC Lens. Afin de ne pas tirer un trait définitif sur la longue histoire du club, le blason de la municipalité arrageoise trouvera une place sur le maillot sang et or.

Où s’entraîneront-elles et où joueront-elles ?

Le stade Léo-Lagrange de Lens, qui a longtemps accueilli les matchs de la réserve lensoise par le passé, possède deux terrains. Un synthétique et un gazonné (à l’arrière plan). PHOTO SEVERINE COURBE – VDNPQR

Rien n’est encore acté. Mais le vétuste stade Pierre Bolle d’Arras – où les joueuses arrageoises devaient batailler pour s’entraîner – n’offre évidemment pas des conditions idéales. En février dernier, Daniel Krawczyk, alors entraîneur, s’était par ailleurs ému de ne pouvoir bénéficier du terrain synthétique du stade Degouve pour affronter Vandenheim en championnat, puisque celui-ci était occupé par la réserve de l’équipe masculine. « J’aimerais qu’on respecte un peu plus mes filles », s’était-il insurgé dans la Voix du Nord. Une réaction qui avait fait grincer quelques dents du côté de la mairie.

Pour la saison prochaine, diverses solutions sont envisagées. Ainsi, le RC Lens pourrait permettre aux filles de s’entraîner parfois à la Gaillette, notamment sous le dôme où évolue par exemple l’équipe de Cecifoot plusieurs fois dans la saison. Sur le moyen terme, le stade Grimaldi d’Arras pourrait être un lieu de repli, y compris pour les matchs. Tout comme le stade Léo-Lagrange à Lens, dont la pelouse est peu utilisée, doté d’une tribune qui pourrait abriter les spectateurs.

Les Arrageoises avaient joué – et perdu (1-2) – à Bollaert-Delelis face au LOSC la saison dernière en baisser de rideau de Lens – Lorient chez les hommes. Arnaud Pouille, le directeur général du RC Lens, qui avait œuvré pour permettre aux filles du président Philippe Verstaen de fouler la pelouse de Bollaert-Delelis, espérait alors remettre ça en fin de saison. Mais la crise sanitaire a mis fin à toutes possibilités. Une chose est certaine : ces matchs disputés dans l’historique stade lensois ne seront pas la règle à l’avenir. Ils resteront du domaine de l’exceptionnel.

Avec quels moyens sportifs ?

Aurélie Lauridant et Arras ont parfois éprouvé quelques difficultés la saison dernière en D2. PHOTO LUDOVIC MAILLARD – VDN

Sarah M’Barek, qui gère actuellement les derniers détails de son départ de Djibouti où elle entraînait la saison dernière, sera officiellement intronisée coach de l’équipe première du RC Lens. Une coordinatrice sportive devrait également venir l’épauler. Si rien n’est officiel, les filles reprendront normalement l’entraînement le 27 juillet. 90% de l’effectif de la saison 2019-2020 seront reconduits. Le club artésien compte renforcer son effectif avec trois ou quatre recrues de choix. La première est connue : Christy Gavory, passée par Arras entre 2013 et 2016, sera de retour après quatre années passées au FC Metz. La milieu offensive a notamment joué la Coupe du monde U20 en 2018 avec l’équipe de France, atteignant les demi-finales (défaite face à l’Espagne).

Quelles ambitions ?

Descendu de Division 1 à l’issue de la saison 2014-2015, Arras FCF a fini deuxième de D2 en 2016, troisième en 2017, sixième en 2018 et huitième en 2019. Lorsque la saison 2019-2020 a été stoppée en raison de la crise sanitaire, le club occupait la neuvième place. Une rétrogradation lente mais réelle du statut du club dans l’antichambre de l’élite. Le transfert des droits sportifs vers le RC Lens, assorti d’une politique sportive ambitieuse doit permettre au club de reprendre une position confortable dans cette division. Si, dans l’entourage de l’équipe, peu osent évoquer un objectif précis, il est clair que le RC Lens ne veut pas perdre trop de temps en D2.

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