Après le report du match face au PSG, le RC Lens victime de son fair-play ?

Quels sont les dessous du report de Lens – PSG, la première affiche de la saison à Bollaert-Delelis qui devait faire de la réception de Paris une fête samedi soir et a finalement été déplacée hier matin, dans l’incrédulité générale et l’urgence, laissant un peu tout le monde devant le fait accompli ? Le fait du prince parisien, bien entendu.

Le Racing n’a eu qu’un avis consultatif

Cette question, qui a agité les réseaux sociaux hier toute la journée, notamment du côté des supporters sang et or vent debout, a trouvé une réponse hier soir dans la bouche d’Arnaud Pouille, le directeur général du Racing, qui s’est expliqué devant les fans avant de livrer la version officielle du club aux médias, notamment sur les ondes de RMC.

Si l’on veut résumer, c’est en quelque sorte un coup de pression qui ne dit pas son nom. Sollicité vendredi par Paris, soit 48 heures avant la finale de Ligue des champions, Lens a « décidé de ne pas s’opposer » à la démarche, au nom bien sûr de l’intérêt supérieur du foot français. « On ne souhaitait pas perturber le PSG », a insisté le dirigeant lensois, pour qui le fair-play en la circonstance allait de soi.

Et laissait donc Lens choisir la seule option susceptible d’être comprise. Une position d’autant plus évidente que le Racing n’avait en fait pas de poids face à la Ligue, qui avait déjà décidé d’accéder à la demande des Parisiens. « Nous n’avions qu’un avis consultatif », a révélé Arnaud Pouille. « Nous n’avions pas la main. J’ai expliqué aux supporters qu’il fallait savoir choisir ses combats. »

Concernant la nouvelle date du 10 septembre, là encore, Lens n’a pas eu le choix. La LFP a proposé deux dates, le 10 et le 23 septembre. Paris souhaitait jouer le 23, Lens pas forcément, puisque cela plaçait le match entre la réception de Bordeaux et un déplacement à Nîmes.

Ce ne sera pas forcément mieux le jeudi 10 septembre, puisque le Racing devra enchaîner trois jours plus tard à Lorient. « De toute façon, aucune des deux dates n’étaient idéales, convenait hier soir Arnaud Pouille. C’était un peu : entre les deux mon cœur balance. »

Un peu gêné aux entournures alors que Lens, battu contre le cours du jeu ce dimanche à Nice (2-1), est désormais contraint à un enchaînement périlleux au retour de la trêve internationale, le dirigeant lensois indiquait hier soir que le club ne regrettait pas d’avoir été bienveillant envers un Paris, qui a juste fait valoir sa position.

« On respecte tout le monde, la LFP, le PSG. Une demande a été faite, motivée par le fait que Paris a eu une préparation et une semaine de compétition très intense juste avant la reprise du championnat. Il n’était pas question de manquer d’élégance 48 heures avant la finale. »

« On joue la Ligue 1 Uber Eats, pas la Ligue 1 PSG »

Certes. Il n’en reste pas moins qu’un match Paris – province s’est engagé hier, du côté des supporters.

Outrés et rejoints par le maire de Lens, Sylvain Robert, qui a ironisé sur le besoin de récupérer du PSG dans un communiqué, en pointant le manque de considération pour les supporters, les forces de l’ordre et les services municipaux. « Soyons sérieux, on joue la Ligue 1 Uber Eats, pas la Ligue 1 PSG », a-t-il écrit. Il faut reconnaître que la punchline fait mouche.

« Je n’ai pas à commenter cela. Il y a des règlements, des décisions, des avis consultatifs. On ne peut pas d’un côté être satisfait du foot français qui qualifie deux clubs en demi-finale et un club en finale, et ne pas miser là-dessus quand il a constitué son calendrier serré pour les raisons qu’on connaît », assurait hier soir Arnaud Pouille.

En faisant remarquer que la LFP et les présidents de L1 n’imaginaient pas que les clubs français iraient aussi loin en Ligue des champions quand ils ont voté le calendrier.

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