Sartre  » Faire la fête à Bollaërt »

Romain Sartre, le défenseur du Racing Club de Lens, s’est présenté ce matin au point presse d’avant-match. L’ancien sedanais, qui a retrouvé une place de titulaire justement contre Sedan, espère battre Reims lundi, afin de s’ouvrir définitivement les portes de la Ligue 1. Le défenseur Sang & Or revient aussi sur la dernière prestation de son équipe à Sedan. Il évoque aussi la ferveur du public lensois, qui sera encore près de 35’000 lundi soir à Bollaërt. Voici l’intervieuw de Romain Sartre, réalisée par Rclens.fr.

Romain, auras-tu, ce vendredi soir, une attention un peu plus particulière que lors du reste de la saison ?

Forcément. Nous nous approchons de la fin de la saison. Nous sommes donc attentifs à tout. Je me suis toujours intéressé aux résultats du vendredi lorsque nous jouions le lundi.

Le groupe est-il anxieux ?

Non. A l’entraînement de ce vendredi matin, il y avait beaucoup d’intensité et de joie. Nous prenons du plaisir à être ensemble. Je pense que le groupe a très bien vécu cette année. Il faut continuer à bien le faire. Il y a une bonne part d’honnêteté dans notre état d’esprit. C’est important. Nous avons tout simplement envie de jouer les matchs les uns après les autres. Nous n’avons pas vraiment envie que cela se termine car nous prenons beaucoup de plaisir ensemble.

Est-il aussi important de mettre de l’engagement ?

Oui, bien sûr, il en faut. Nous sommes des compétiteurs, et nous n’aimons pas perdre. Quand il y a des petits jeux, cela part souvent sur des disputes mais c’est bien, c’est dans l’esprit.

En fonction des résultats de cette journée de championnat, il peut y avoir une énorme fête lundi, à Bollaert. Y pensez-vous ?

Bien sûr. Le président Gervais Martel est encore venu nous préciser, ce matin, l’objectif qui est de monter. Ce soir, deux matchs nous intéresserons plus particulièrement. S’ils sont positifs et si nous gagnons lundi, cela nous permettrait d’assurer la montée à trois journées de la fin du championnat. Ce serait énorme de pouvoir faire la fête, dès lundi, à Bollaert.

Même si le groupe vit bien en ce moment, il y a eu un petit coup de chaud, lundi soir, face à Sedan…

Non, non. Comme je disais, nous sommes des compétiteurs. Nous avons fait beaucoup d’efforts pour décrocher une victoire. Se faire rattraper, comme ça, sur un pénalty à la dernière minute, c’est sûr que nous étions très énervés et frustrés. Mais, le lendemain, au décrassage, tout allait bien. C’est sûr que, comme l’a dit Michel Ettorre, les grands frères ont parlé dans le vestiaire. C’était important. Mais c’est tout à fait normal, et je pense que c’est très bien qu’il y ait eu une telle réaction. Personne n’est dans son coin. Chaque joueur ne pense pas qu’à sa prestation personnelle après le match… Là, on était tous ensemble pour obtenir un résultat. Nous nous sommes fait rattraper sur la fin, et nous étions vraiment déçus. Nous avons parlé ensemble de notre frustration. Le gros regret de la rencontre, c’est que nous aurions dû tuer le match bien plus tôt ! Nous n’aurions pas dû nous mettre le feu durant les cinq dernières minutes de jeu. Comme je connais très bien la maison sedanaise, je savais que même s’ils n’avaient plus rien à jouer, ils iraient jusqu’au bout. C’est ce qu’ils ont fait.

Que faut-il retenir de ce match en prévision de la réception de Reims ?

Je pense que nous avons fait une bonne seconde période par rapport aux maitrises collective et technique. C’était fluide et propre. Il faut donc de la continuité. Après, face à Reims, ce sera un match complètement différent. Ils jouent le maintien. Cela m’étonnerait qu’ils jouent autant que les Sedanais chez eux.

Comment définirais-tu l’équipe rémoise ?

Je pense que ce sera une toute autre équipe que celle que nous avons rencontrée au match aller, même si lors de la première confrontation les Rémois avaient fait un bon match. C’est une équipe qui a été beaucoup remaniée par un grand entraîneur qui l’a presque sauvé. Ils ne sont pas loin de leur objectif qui était plus qu’inatteignable à la trêve. C’est tout simplement énorme ce qu’ils ont fait jusqu’à maintenant. Nous nous méfions car c’est une bonne équipe avec de très bons joueurs, et notamment de très bons attaquants. Il y aura certainement peu d’espaces. Mais nous avons réussi à trouver la faille lors des derniers matchs donc  il faut juste de la concentration, de la rigueur et de la continuité sur ce que nous faisons depuis deux mois.

Lundi, Bollaert sera encore bien rempli…

Pour nous, joueurs, c’est extraordinaire. Avant Lens, j’avais déjà connu la Ligue 2. Dans cette compétition, c’est souvent difficile de faire de grosses affluences. Même à Sedan, même s’il y avait beaucoup de spectateurs, le stade n’était qu’à moitié plein. Nous sommes vraiment contents, et nous savons déjà que, dans deux semaines, pour Boulogne-sur-Mer, la rencontre se jouera à guichets fermés. Lundi, nous attendons plus de 30.000 spectateurs, encore. Ce public, c’est une force, et nous le remercions plus que jamais ! Jouer dans un tel stade avec une telle ambiance, c’est ce qui nous fait nous lever chaque matin. Ils nous aident, ils nous poussent et c’est vraiment important.

                                                                                                  Propos recueillis par Leïla Talbi pour rclens.fr

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