Lens peut prétendre à l’accession

Lens montera. Il ne s’agit aucunement d’un avis personnel. A l’instar de l’article mettant en avant les manques et les faiblesses d’une équipe prédestinée à louper le wagon de la remontée, il sera ici question de mettre bout à bout toutes les qualités d’une formation en route pour l’accession en Ligue 1. Contrebalancer les arguments avancés dernièrement afin de trouver le juste milieu et garder un minimum d’espoirs.

Jérémie BelaEn prenant les rênes d’un groupe en déliquescence, Eric Sikora ne pensait sans doute pas passer de l’alerte rouge d’un maintien compliquée à la flamme verte synonyme de guérison. Le patient est toujours convalescent, mais il peut de nouveau aligner trois passes, déborder, centrer, maintenir la pression sur son adversaire. Et jouer libéré. Les poumons ne sont plus embrumés, cette voix criarde ne vient plus inhiber son cerveau. Le Racing le démontre par son jeu, par son caractère, par sa liberté d’expression, mais surtout par ses résultats. Seize matchs sans rentrer bredouille au vestiaire. Seize rencontres que le Racing fait au minimum jeu égal et affiche ses nombreuses capacités au grand jour. Le tout grâce à un jeu imposé et non plus opposé. Avec plus ou moins de réussite mais les faits sont là. Lens semble invincible. Reste à bonifier les (trop) nombreux nuls et goûter à nouveau au succès. « Même si, dans le jeu, il y a eu de bonnes choses. Les nuls restent cohérents », tempère Eric Sikora. Le coach lensois attend néanmoins de son équipe un plus grand nombre de victoires à domicile. Pour cela, « Il faut oser un peu plus, accompagner plus nos attaquants. On doit s’appliquer encore plus dans la finition. » Reste à trouver ce déclic, comme celui de l’après Nantes, les premiers ingrédients du nouveau coaching d’Eric Sikora. « Le coach nous a apporté plein de choses, déclare Yahia. Déjà la confiance. » Un discours de revalorisation dont les effets ont été immédiats. Subtil dans ses remarques, juste dans ses propos, Eric Sikora allie les actes aux paroles. Un discours qui fédère et qui rend le rôle de chacun plus clair. Uni dans un même objectif, le groupe vit bien. Sain, il peut aujourd’hui s’appuyer sur des cadres tenant leur rang. Enfin !

 Alaeddine YahiaLes piliers du temple

Limité quantitativement, l’effectif du club artésien reste néanmoins performant sur la durée. Et les baisses de régime sont compensées par une expérience nouvelle dont bénéficie l’ensemble rajeunie du Racing. Rudy Riou, Aleaddine Yahia, Jérôme Le Moigne voire, du haut de sa jeunesse, Pierrick Valdivia, amènent cette sagesse dont manquait l’équipe de l’ère Garcia. A eux quatre, ils forment une colonne vertébrale indéboulonnable et permettent à chacun de s’exprimer correctement. Après un début de saison délicat, Rudy Riou a connu son moment de gloire contre Caen. Décisif, l’ancien Nantais s’appuie sur cette performance de haut vol et se montre régulier depuis. Yahia, après quelques velléités de départ l’été dernier, a repris son rythme. Toujours impérial dans les airs, il met en avant sa maturité pour compenser une vitesse défaillante. Son jeune compère Alexandre Coeff en bénéficie et c’est toute une défense qui, aujourd’hui, se porte mieux. Devant eux, la paire Jérôme Le Moigne – Pierrick Valdivia a tout de suite amené un plus de technicité, stabilisant indéniablement l’entrejeu artésien. Sans forcé, à son rythme, Le Moigne s’érige en récupérateur infranchissable. Propre dans ses interventions et ses relances, il a amené de la sérénité au coeur du dispositif sang et or. Une sérénité transformée par Valdivia. Sept réalisations pour l’ancien milieu sedanais. Comme un meneur de jeu en retrait, il personnalise le jeu du Racing à son image et marque, déjà, de son emprunte le relief de l’exercice 2012-2013 du RCL.

IMG_0788La montée, un objectif dans les têtes

Une saison qui avait pour objectif final le maintien. Avant Dijon, le Racing a déjà emmagasiné 30 points. La barre des 43, hebdomadairement ressassée par tous les joueurs du Racing, devrait être atteinte sans difficulté. Et après ? La montée est dans toutes les têtes. Mathématique, tout reste possible. En cas d’une victoire à Dijon, Lens reviendrait à quatre points du podium. Un cheveux en somme. Un calendrier défavorable ? Il l’est pour tous. Des déplacements délicats ? Oui, mais Lens n’a-t-il pas montré sa préférence pour les rencontres se déroulant loin de son antre ? Auxerre, Sedan voire récemment Istres et Le Havre le prouvent. L’idée de délaisser le jeu n’est pas pour déplaire aux coéquipiers de Yoann Touzghar. En face, Dijon ne se montre guère régulier, Monaco éprouve quelques difficultés à la maison et Nantes semble avoir du mal à digérer la trêve de fin d’année. Les outsiders sont en nombre et le fait de ne pas être au centre des équipes dites favorites pour la montée dégage une pression qui aurait pu être néfaste. Mais Lens a un dernier atout. Peut-être le plus important. Ses fidèles supporters. Jusqu’au dernier moment, vous serez les premiers à croire que l’impossible de septembre est dorénavant plausible. A chaque partie délicate mais décisive, vous aurez ce souffle supplémentaire pour donner des plumes en plus aux ailes des 11 acteurs. A domicile mais aussi à l’extérieur où l’on entend que vous. Rien que pour vous, le Racing a sa place dans l’élite et mérite d’y mettre à nouveau les pieds.

Malgré un jeune effectif à la quantité limitée, malgré des statistiques encore trop faibles pour figurer comme sérieux candidats, la passion guide ce club vers les sommets. Son entraîneur en est l’exemple même, ses joueurs ont adhéré à son discours, ses idées. L’insouciance devient une force, la jeunesse un allié et Bollaert un atout. Oui, l’ascenseur vers l’étage supérieur est la prochaine destination du RC Lens.

Laurent Mazure
lmazure@rclensois.fr

8 commentaires

  1. #49871 Illustration du profil de Alain Codron 37

    Pour monter il faut gagner c’est pas compliqué

  2. #49870 Illustration du profil de chtitof 36

    J’y vais de temps en temps quand l’envie me prend et que je ne suis pas au travail et je sais qu’il y a bollaert comme dans tous les stades des fachos avec des croix sur leur maillot et je n’approuve pas du tout. La en ce qui concerne les insultes je me fais traiter de consanguins pedophiles etc et ca me fait reagir ce qui est totalement legitime.

  3. #49865 Illustration du profil de chtitof 36

    Pour moi si on peut viser la montee visons la parce qu’il n’est pas dit que nos joueurs souhaiteraient rester en ligue 2 surtout si des clubs de ligue 1 s’interessent a eux. On aurait plus de chance de les garder en ligue 1.

    Maintenant je voudrais reagir sur l’article des supporters parisiens concernant leurs insultes envers les nordistes.
    Que font les hautes spheres du football francais ppour prendre des sanctions beaucoup plus severes qu’en 2009 contre ces fils de p… De gros b……? Parce que n’oublions pas que cette année la, ils n’ont rien au niveau au classement et auraient certainement descendus en ligue 2.

    1. #49869 Illustration du profil de flams62300 39

      Tu ne dois pas fréquenté beaucoup bollaert, car si tu crois qu’au RCL « tout le monde il est beau et tout le monde il est gentil » et bien renseigne toi sur les Tigers ou alors pire les KSO à leur grande époque. Venir au stade avec la croix de fer sur un t-shirt c’est mieux peut-être? La provocation quelqu’elle soit, fait aussi partie du football et en général vaut mieux l’ignoré.

  4. #49864 Illustration du profil de chtilensois06 96

    il faut engendrer des victoires pour envisager la montée,et avec des nuls on fait du surplace.On ne perds plus c’est déjà ça!!!

  5. #49863 Illustration du profil de Tony4ever 30

    Tout à fait d’accord avec Laurent !! Les grandes années du RCL étaient faites d’optimisme … nous l’avons (enfin) retrouvé, il faut visé la montée, et celle-ci passe en partie par une victoire contre Dijon

    Allez Lens

  6. #49862 Illustration du profil de den62 30

    pour moi, il ne faut pas monter cette année, il faut construire un groupe solide qui puisse vraiment s’affirmer en ligue 1..
    comme le montpellier d’il y a 3/4 ans..
    on fera quoi l’an prochain en ligue 1? on fera joueur les U16 ?
    Non il faut pas mettre la charrue avant les boeufs, et prier pour qu’un milliardaire russe rachéte le club!

    1. #49866 Illustration du profil de bambi17140 20

      Ne pas monter et dire aurevoir aux jeunes qu’ont a mis sur la scène pour récuperer des sous pour le CANF ?

Les commentaires sont fermés.

New Report

Close