La Lens Académie note Lens-OM

Horsjeu.net est une bande de jeunes qui pensent que le football ne doit plus être réservé aux élites intellectuelles. Au sein de cette équipe à la limite du footballistiquement correct, Luisette, fidèle supportrice des sang et or, a pour difficile mission de noter les joueurs du RC Lens avec son coeur et parfois ses nerfs, mais toujours avec humour…

La Lens Académie note RC Lens-OM (0-1) Lien direct

Ca y est, on est décroché. Le maintien, de môtch en môtch s’annonce de plus en plus compliqué.

Pourtant, faut pas se mentir, on n’a pas joué notre saison hier soir contre Marseille. Eux venaient pour entretenir un semblant de suspense en haut, alors qu’on reste sur un bilan 2011 absolument famélique, notamment à domicile. Néanmoins, le sursaut de Montpellier avait suffi pour entretenir l’espoir, qui pour rappel, est à la fois la plus grande des forces, et la pire des faiblesses.

Bollaert a fait le plein et chaque supporter S&O a fait péter les cordes vocales, histoire de galvaniser un peu son monde.

Sur le pré, Bölöni nous refait le coup de la jeunesse, en titularisant Touré dans l’axe, Varane au milieu et Aurier à droite. Yahia, jamais le dernier quand il faut l’ouvrir, a fait remarquer à juste titre, que l’équipe y gagnait en fougue, en insolence, mais y perdait en expérience. Et le môtch d’hier, qui a le goût d’une mauvaise bouillabaisse servie dans un boui-boui provençal, confirme un peu cette hypothèse :

Marseille n’a pas été meilleur que nous, Marseille n’a pas bien joué, mais Marseille a gagné.

On peut même se laisser aller à quelques regrets. Sur une tête de Jemaa pleine lulu sortie par un Mandanda en mode poster-keeper, une autre par sa barre, sur une frappe d’Hermach elle aussi claquée par Stève, et surtout, à 0-0, sur ce raté de Roudet seul aux 6 mètres qui… ne cadre pas alors que Mandanda était loin… mais loin…

Certes, Marseille est toujours aussi exaspérant, entre les exagérations systématiques de Valbuena, la grande gueule d’Heinze que l’arbitre n’a jamais osé refermer, ou la main volontaire de MBia sur un contre bien parti de Roudet, franchement, y a de quoi les détester. Mais voilà, ils montrent qu’il n’y a pas besoin de bien jouer pour obtenir le principal, la gagne. A méditer.

Le môtch :

Pour tenir face aux Marseillais, qui alignent la quasi-totalité de l’attaque de l’EDF (Valbuena, Rémy, Gignac), Lazlo a fait jouer Runje sur une jambe, plutôt que Kasraoui et ses gants beurrés, et placé Yahia dans l’axe, en garde-chiourme des gamins de l’équipe. Hermach en 8, juste devant Varane, et Roudet en 10 doivent tenir le milieu et alimenter Akalé, Eduardo et Jemaa.

Le début de môtch est lensois mais les rares situations dangereuses sont bleues, notamment sur CPA. A noter un déchet affligeant des Marseillais sur leurs coups-francs dans les 20 mètres, qui nous a d’ailleurs bien arrangé. En l’absence de Diawara, le jeu aérien marseillais est quand même relativement léger mais dans le jeu, les Marseillais gèrent bien le milieu. Heureusement, sur les rares occasions, Runje sort le grand jeu (Rémy puis Lucho en fin de période).

De notre côté, rien de fou, mais c’est solide. Hermach sort un gros môtch, ratissant proprement pas mal de ballons, Varane fait le taff, et sur les côtés Bédimo et surtout Aurier confirment tout le bien qu’on pensait d’eux en contenant bien Ayew, Valbuena et Rémy. Pourtant, si on ne se créé pas cinquante occasions, les plus belles sont pour Jemaa, avec deux têtes sorties par Mandanda… et sa barre transversale.

En début de seconde, on joue plus haut et Marseille a un mal de chien à tenir le ballon. Cependant, on reste toujours aussi brouillon dans la surface de vérité, avec nombre d’actions avortées faute de contrôle juste, de lucidité et de réussite. Hermach aura beau se démener pour finalement envoyer un missile aux 16 mètres, Mandanda veille. Et quand il est battu, on loose seul, comme des grands : Roudet à la 62e.

Faute d’avoir su profiter de nos temps forts, on se fait punir, bêtement, naïvement. Derrière, le plus dur est fait pour les Marseillais qui mettront tout leur métier à manger le temps restants. Moche mais diablement efficace.

On sort de Bollaert la gueule enfarinée, avec le sentiment mitigé d’une défaite pas forcément logique mais qui entretient l’espoir, dont on a parlé plus haut, que ça tournera forcément pour nous à un moment.
Pour autant, on n’a plus trop de joker : on va à Lyon, un peu la gueule en B en ce moment, et qui a le profil type de l’équipe en difficulté qu’on va remettre en selle… Suivra le vrai championnat : Brest-Auxerre-Lorient-Caen-Arles-Monaco-Bordeaux-Nancy. Ca va être môche, ça va sans doute saigner, mais le salut est à ce point.

Les gôrs :

Runje : 3/5. Une sortie éclair dans les pieds de Rémy puis sur Lucho en fin de 1e période, histoire de nous montrer que l’hypothèse Kasraoui, ça le fait pas rire. Malheureusement, il est complètement aux fraises sur le but marseillais, tentant une nouvelle parade des yeux, aussi vaine que pathétique.

Aurier : 4/5. Si Ayew, bien meilleur qu’à l’aller, a eu beaucoup de mal avec Serge, ce malgré une belle aisance balle au pied, c’est Rémy qui a semblé le plus gêné par l’abattage du latéral. Un bon môtch pas récompensé, le but venant plus ou moins de son côté, et ces tentatives de centres mal négociées.

Touré : 3/5. Rémy a été mangé, et Gignac a péché par excès d’engagement physique. Propre dans les airs, costaud dans les duels, il a néanmoins le défaut de jouer pas mal de coups « au métier », en cherchant des petites fautes de l’attaquant. Attention car on n’aura pas toujours une armoire comme Gignac en face.

Yahia : 4/5. Costaud dans les airs, il a compensé les montées des latéraux sur les contres marseillais et bien géré les quelques situations chaudes aux abords de la surface. Il a fini avant-centre, comme un symbole de coaching un peu foiré.

Bédimo : 3/5. S’il a eu un mal de chien à tenir Valbuena sans que celui-ci n’obtienne de coup-franc en début de môtch, il a peu à peu pris le dessus sur le Marseillais et s’est montré très solide par la suite. Il n’a pas hésité à tenter le coup devant, sans succès.

Varane : 3/5. Il a souffert face à Lucho et Cheyrou, mais n’a jamais lâché et a assumé de belle manière ses tâches défensives… sauf sur le but. Prometteur.

Hermach : 4/5. Encore un bon môtch de notre capitaine, qui prend de plus en plus d’importance dans notre système de jeu. Très propre dans ses duels, il a récupéré un nombre impressionnant de ballons et constamment recherché le jeu. Son apport offensif, important, n’a pourtant pas été récompensé, Mandandas rules.

Roudet : 2/5. Il a beaucoup couru, beaucoup porté la balle devant mais il n’est clairement pas en réussite. Il ne joue pas le coup à fond sur l’action avortée par la main de M’Bia, et surtout, rate une balle en or à l’heure de jeu. Du mieux néanmoins sur les corners et CPA, dans l’ensemble pas trop mal tirés.

Akalé : 3/5. A beaucoup provoqué sans trop d’effets, un pied marseillais ou lensois se chargeant de flinguer systématiquement ses actions. A noter qu’il lui manque toujours 30 minutes d’endurance, emmerdant dans t’es titulaire

Eduardo : 2/5. A souffert face à Fanni et Cissé, pourtant pas transcendants. Quelques belles situations néanmoins, mais mal négociées. Quand il faut tirer il centre (mal), quand il faut passer, il dribble (mal), quand il faut percuter, il tire (au-dessus, ou à côté, ou les 2). +1 pour la très belle remise de la tête que Roudet vendangera.

Jemaa : 2/5. Un gros abattage et un vrai poison pour la charnière marseillaise. Il confirme l’impression laissée à l’aller que les Marseillais ne sont pas fans des ballons aériens en leur grattant pas mal de duels, sans trop d’effets. Pour autant, il a les balles de buts pour ouvrir le score, il ne le fait pas. Donc 2.

Les guests

Maoulida : NN. 4 ballons, 3 hors-jeu, une faute. Bon…

Sertic : NN. Rentré sans doute trop tardivement en jeu, d’autant que Roudet était cuit, il n’a pas vraiment eu sa chance de faire basculer le môtch.

Démont : NN. 6 ballons joués, 5 perdus, dont 3 finissant en occasions marseillaises. Heureusement qu’il n’a joué que 10 minutes…

En face :

Mandanda prend 2 points à lui tout seul, Cheyrou le 3e.
Pour le reste Marseille reste toujours aussi frustrant, gagnant sans jamais convaincre. On peut pas leur en vouloir, ça a marché l’an dernier…

Bonus « là bas, on y est bien, hein biloute ?! »

Source : horsjeu.net
rclensois 4

2 commentaires

  1. Illustration du profil de
    anthony62145

    Si seulement Runje aurait plongé je pense qu’il l’avait la frappe de Cheyrou .

  2. Illustration du profil de
    chtilensois

    ils ont écrit ce que l’on pensait tout bas
    mais le mot « môtch »… ca ne passe pas

Les commentaires sont fermés.