Jean Guy Wallemme « Un vrai mal-être »

Pourtant très discret par rapport aux médias, l’entraineur lensois Jean Guy Wallemme s’est prêté au jeu de l’interview pour le journal Le Parisien. Après deux mois de compétition, le Racing Club de Lens pointe à une honorable troisième place et à seulement deux longueurs du leader strasbourgeois. Alors que le club était dans une dynamique descendante, l’entraineur à la tignasse blonde a su réaffirmer les vrais valeurs des Sang et Or en pariant en grande partie sur le centre de formation. Un prix qui a forcément payé malgré quelques déconvenues à Vannes ou contre Metz. Interrogé par Stéphane Corby pour Le Parisien, Jean Guy Wallemme nous livre ses sentiments sur le club de son coeur.

Le Parisien : Voir Boulogne-sur-Mer et Lens sur le podium, après neuf journées, vous surprend-il ?

Jean-Guy Wallemme. Pour le Nord, ce serait parfait d’être dans la même situation après le dernier match.

A titre personnel, vous attendiez-vous à une telle réussite ?

La réussite, c’est un grand mot… Il était important de bien débuter par rapport au traumatisme de la descente. En arrivant, j’ai ressenti un vrai mal-être. Il a fallu digérer aussi ce que le président appelle le tsunami financier. On ne passe pas, de 40 millions d’euros à 50 millions d’euros, de droits TV à 7 millions d’euros sans casse.

Comment le public nordiste vous a-t-il accueilli ?

D’abord avec méfiance. Notamment après ma nomination et celle de mes adjoints (NDLR : Christophe Delmotte et Michel Ettorre) . Il y a eu des prises de bec entre le public et les joueurs. J’ai d’ailleurs rouvert l’accès aux entraînements en proposant un deal. Si les joueurs étaient insultés, je refermais les portes. Je comprends la frustration des gens, qui ont pu se sentir trahi avec la descente, mais ça n’excuse pas tout.

En dix ans, le Racing a-t-il changé ?

Forcément. On est passé de 50 à 200 salariés, le budget n’est plus le même. Le président Martel est, lui, revenu à des valeurs plus proches de ce que j’ai connu comme joueur. Parfois, il faut accepter l’idée de s’être trompé ou d’avoir moins de réussite. Sur les cinq dernières années, Lens visait le Top 5 de la L 1. Ce n’est plus le cas…

Vous aviez très mal vécu l’affaire de la banderole* lors de la dernière finale de Coupe de la Ligue. Que vous inspire l’éventualité de retrouver le PSG en quarts de finale ?

Il faudra d’abord se qualifier à Sochaux… Mais ni les joueurs ni le PSG ne méritaient d’être sanctionnés. La banderole était un outrage au peuple nordiste. Si le destin nous oppose, il y aura forcément un contexte particulier. Toute une région sera motivée.

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