Lens la malchance ou le juste retour des choses ?

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Ce sujet a 23 réponses, 9 participants et a été mis à jour par Illustration du profil de  fred, il y a 8 mois et 1 semaine.

15 sujets de 1 à 15 (sur un total de 24)
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  • #210782
    Illustration du profil de
    fred
    Modérateur

    Tout commence avant la descente de 2008 probablement bien avant même mais je prendrai la descente comme point départ et je résumerais avec un poil d’humour certain diront avec mauvaise foi peut être mais c’est ma vision^^.

     

    Mai 2007 Gillot part après une défaite 4-0 à Troyes une équipe déjà relégué on rate la LDC. Gervais se veut ambitieux il contacte Deschamps fixe un rendez vous , puis apprend que Guy Roux est sur le point de signé à  Bordeaux et de sortir de sa retraite, il le contacte lui fait la danse du ventre, lui donne les pleins pouvoir prend akale, kalou , l’homme au bonnet est séduit signe dans l’artois , bordeaux prendra blanc (champion de France, demi LDC) , Gervais rencontrera DD pour lui annoncé qu’il a choisi roux  (lol) , Guy nous lâchera à la mi temps d’un match à Strasbourg même bielsa n’a pas osé…

    Gervais en plein brainstorming à une idée de génie pour remplacer Roux , Jean Pierre Papin vous vous rendez compte un ballon d’Or à lens (re lol) , JPP c’était que des échecs avant lens et après lens…  JPP arrive il parle beaucoup les joueurs s’entraînent peu , les résultats ne sont pas là… Mais Gervais aura une autre idée merveilleuse, mettre Leclercq la légende dans les pattes de l’autre légende JPP une réussite extraordinaire les deux ne feront que se tiré dans les pattes.  Résultat final de coupe de la ligue vole de l’arbitre en faveur du PSG et lens sera relégué, accident industriel dixit Djervé une perte financière monumental dont le club ne se relèvera jamais (on recrutera tout de même milovanovic pour 4 millions,Faut pas deconné,nous étions pas assez dans la merde), on remontera avec Jean Guy la chatte Wallemme , la chatte étant le plan de jeu privilégié de Jean Guy il se maintiendra ensuite en l1 il partira la saison suivante, les résultats ne suivant plus , les joueurs se foutent sur la tronche il arrêtera le lendemain d’une défaite à Bordeaux ou il n’avait pas pris la peine d’accompagner son équipe. Nouvelle séance de brainstorming pour Djerve qui pour remplacer « la chatte » ?  Et bien Laszlo la brouette roumaine Boloni champion de France de ligue 2 avec Nancy en 98 un signe du destin , il restera dans les annales du foot pour être le premier coach à jouer sans attaquant avec son légendaire 4-6-0 , bien entendu lens descendra à nouveau , cette saison restera dans la mémoire comme l’éclosion de Varane, qui sera vendu 10 millions suite à la descente pour sauver les miches de djerve oups correction pour sauver le club… Il sera écarté par le canf en juillet 2012 faute d’avoir su tenir son engagement mais il aura le temps de sévir avant cette mise à l’écart suite à la descente Boloni part, Gervais doit chercher un nouveau coach, tous ses sens sont en éveille, le PMU d’avion lui file quelques tuyaux, un jeune entraîneur dynamique , aux idées complexe vient de faire monter le sco en L2 et de le maintenir, Gervais dit jackpot , le règne de Jean Louis la guelante Garcia chantre du beau jeu à la nantaise , à lens il se transformera en chantre du jeu bidon animé par des guelantes, un coup de génie cette intersaison jocelyn arrivera en tant que directeur sportif , le cancer arrive au club en plus de la gangrène déjà présente, l’équipe terminera 12eme sous la houlette de hamdi la houlette kasraoui, de Julien je frappe on verra ou va le ballon toudic Ou encore pierre il est bon il vient de Bordeaux ducasse. Juillet 2012 le canf prend les rênes, soigne la gangrène se coupe un bras , écarte le cancer instaure le sida mais garde dans un premier temps le guelou, il sera vite écarté au profit de Eric la légende sikora le club terminera 12eme la légende lancera le grandissime espoir ange freddy plumain entre autre.

    Mai 2014 la gangrène revient appuyé par hafiz la mort mammadov,l’un mais 1000 euro dans le capital et obtiens une minorite de blocage avec 0.01% des parts, l’autre met 15 millons , la gangrene reinstaure le cancer, djerve ne veut pas de la legende , il fait la court à Antoine le golfeur kombouare , Antoine hésite rejeté par les gazodollars qatari, il voit dans les gazodollars azéri un moyen de prendre sa revanche, puis il y a un golf , les 100k/mois finissent de le convaincre, La mort sortira le grand jeu, petrus for these gays, rolex, Falcao et ibra ? Pourquoi pas ? En parallèle on prend que des gars en fin de contrat et des prêts… le golfeur fera montée tout ce beau monde sans prepa , vive l’autogestion (re re lol), été 2014 , la mort , la gangrène et le golfeur vont nous l’animé comme jamais , avec la DNCG, le CNOSF en très bon second rôle , la dncg demande des garantis et un virement de la mort, en attendant le club est relégué à titre conservatoire, la gangrène fait une conf nous expliquant que ce n’est qu’un contre temps du à la fête des armées azéri (mdr) , environ une semaine plus tard nouvelle demande de délai, la mort à fait le virement mais s est trompé de RIB  (trololol) , la gangrène explique qu’il n’est pas inquiet, la mort a sauvé le club toussa toussa, pendant se temps le golfeur fait grève sur le green, bertucci son adjoint n’a pas cette chance obligeait de faire la prepa d avant saison avec des Adamo la bete coulibaly , la dncg en a marre , ils maintiennent lens en ligue 2 , Richard pastis olivier fait une itw entre 2 jaunes  (et ils n’attendent pas ceux la) pour nous expliqué que lens ne peut pas finir la saison , vous allez voir ( ah ah ah). La gangrène fait appel au cnosf, ou des tractations auront lieu , la mort envoie un virement swift qui arrivera jamais , ce qui convainc les potes de la gangrène euh convainc le cnosf pardon , lens jouera bien en L1 avec un effectif plus faible que la saison précédente, rudy la passoire Riou, Jean Philippe fast Gbamin, Wylan furious Cyprien, lens descendra en l2 avec le plus faible nombre de point houra un record qui tombe , durant la saison lens recevra un virement d’une société azéri, une enquête est en cours pour blanchiment d’argent hip hip , des renforts arrivent en interne une gueguerre éclate entre le cancer et le golfeur pas d’accords sur les chèvres a recruter pour 0 euros, Jonathan la perche nanizayamo débarque dans l’artois pour épaulé Simon la pépite Banza, le golfeur manquera la montée de peu avec cette équipe de tocard.  Mai 2016 la gangrène n’a plus rien à gratter sur la mort met la holding en dépit de bilan sans avoir pris soin de se recaser chez un éventuelle repreneur, le match se jouera au Tribunal de commerce entre le nébuleux Charles kader goure et l’opaque Solférino, Solférino sera finalement choisi avec l’atletico comme nouveau propriétaire la gangrène reste PDG , Le cancer Directeur sportif, le dictateur à la com, conf de presse des repreneurs , ils veulent de la transparence , on mettra des mois à connaître les personnes se cachant derrière Solférino  (re re re lol) , ils veulent se donnes les moyen de remonté en L1 , la gangrène souhaite montanier, les rapaces préfèrent alain el tactico Casanova il parle espagnol quoi  ( re lolilol) , le cancer s’occupe du recrutement , des inconnus venu de trou perdu Pour 0 euros, le début de saison est mauvais el tactico est contesté il sauve sa tête sur une seconde mi temps contre l’ogre Orléans, le cancer a l’autorisation de dépenser quelques kopeck, il va chercher klonaridis qui repartira 6 mois plus tard entre autre , tant bien que mal el tactico maintien le club dans les clous de son objectif montee, le cancer prépare le mercato de janvier il cible Daniel la chèvre oparé, habib melon habibou et kermitt touche de balle ldc erasmus, petit passage à vide en janvier /février mais la montée se joue en mai ,finalement on ratera la montée lors de la dernière journée. El tactico content de lui félicite son groupe pour sa belle saison, Nicolas tête de turc douchez n’apprécie pas. La gangrène déclare, on va se servir de cette saison, le recrutement sera terminée lors de la reprise du groupe pro  (re re lolilol).

    Reprise du groupe pro seul madri est arrivée, lala , habibou ,erasmus,autret,zedadka,Bourigeaud,scaramozzino parti , on taille dans le vif des formateurs… On recrute des mecs fin juillet en prêts ou pour 0 euros à part lendric pour 200k mi août lens ne gagne pas un match el tactico est licencié, la légende revient , le cancer est plus ou moins mis au placard , chantome arrive en prêt, hafez revient en prêt puis  diarra les imite, duplus signé ainsi que maazou mais le racing enchaîne toujours les défaites malgré la légende à son chevet.

     

     

    Plus sérieusement les saisons se ressemblent depuis des années les actionnaires changent, les coachs changent mais certains sont en place depuis le début de la descente aux enfers ce sont les seuls dénominateurs commun…

     

    Désolé pour la multitude de fautes je suis sur smartphone et la flemme de relire pour corriger :P

     

    #210783
    Illustration du profil de
    fred
    Modérateur

    J’ai oublié le passage de la rencontre gervais / hafiz à la table de craps dans un casino de cannes :/

    #210784
    Illustration du profil de
    BigJac
    Participant

    Superbe prose fredo, tout y est, avec dérision contrôlée, qu’ajouter de plus ? Force est de constater qu’avec une habitude maintenant de pratiquer le « pas cher »  dans tous les domaines, des dirigeants qui tirent chacun de leur côté, nous sommes bien obligés de constater qu’à force de mal semé, la récolte est mauvaise. Deux ans pour monter on nous avait annoncé, beaucoup se sont raccrochés à ça dans le cas où… ne doutant pas une seconde que la deuxième année n’allait être qu’une formalité. Mais c’est pas du tout ce qui c’est passé car avec cet esprit d’économie chronique, au lieu de faire le nécessaire fin mai, nous avons eu la mauvaise idée de continuer avec les même qui ont échoué, c’est ainsi, on nous rétorquera qu’à notre niveau nous n’y connaissons rien qu’il y a des pros pour s’occuper de ça. On le constate .

    #210786
    Illustration du profil de
    Guillaume
    Participant

    Bravo fredo… Pour moi tout celà (solutions bancales, investisseurs nébuleux) n’etaient qu’un moyen de repousser l’échéance qui est la mort du club à court terme.

    #210785
    Illustration du profil de
    christianm
    Participant

    Trop bien écrit, bravo…..dommage que ce soi triste à mourir…..(le RCL), mais c’est tellement vrai…!!!!

    #210788
    Illustration du profil de
    fred
    Modérateur

    Dans le fond j’ai encore un petit espoir naïf que les actionnaires fassent le ménage, qui doit être fait , qu’ils investissent dans des compétences à la direction que ce soit administrative et sportive.

    Et en parallèle des joueurs qui redescendent sur terre , se retroussent les manches pour se maintenir.

    Mais mon côté terre à terre n’y croit pas , ni dans un ménage en haut lieu ni dans une prise de conscience des joueurs et du staff. Gervais aura construit un superbe club mais il aura aussi grandement contribué (Avec des rapaces) à son éventuel démantèlement.

     

    #210790
    Illustration du profil de
    wis
    Participant

    Bien résumé ton historique Fred
    tout est dit bravo Fred
    Maintenant il faut espérer rien n est perdu attendons le déclic et ca peut aller très vite
    Merci Fred de nous le faire rappeler ***

    #210791
    Illustration du profil de
    Billstardux
    Participant

    C’est ta vision, on sent ta sincérité bien écrite et tes propos sans langue de bois.

    C’est invraissemblable mais malheureusement vrai :(

    …C’est aussi ma vision mais je n’aurai pas réussi à l’exprimer aussi proprement.

    Bien vu, fred ;)

     

    #210792
    Illustration du profil de
    pugu
    Participant

    ouais , on est tous d’accord , mais si on pouvait lire l’avenir sa serait trop facile.

    #210795
    Illustration du profil de
    Clorith
    Participant

    Excellent ! Tout est résumé là !

    #210796
    Illustration du profil de
    pat.60
    Participant

    Fredo, chapeau tu as résumé parfaitement ce que chacun ressent, j’attends le grand coup de pieds dans la fourmilière salvateur , mais la question qui tue , sommes nous prêts à accepter la punition finale en cas de faillite généralisée ? Parce que ça nous pend au nez , je sens bien la crise pointer le bout de son nez depuis le temps que ça dure ! A force de tirer sur la corde, ça finira par péter un jour ou l’autre,c’est arrivé à VA et à Strasbourg donc pourquoi pas nous ? Même si Lens arrive à se sauver par je ne sais quel miracle, nous ne serons plus ce que nous avons été, un club merveilleux , ambitieux, familial et fier de toute une région , le bassin minier artésien et surtout le Racing de Gervais Martel! Encore quelques mauvais résultats et je ne donne pas cher de notre club ! Le retour de bâton , on va se le prendre en pleine tronche et je m’y prépare, tant pis pour les dommages collatéraux !!

    #210801
    Illustration du profil de
    Billstardux
    Participant

    Hé Fred, toi qui a si bien parlé du passé…

    Quel est ton sentiment pour l’avenir dans cette saison ? comment tu nous vois en décembre et en juin  ?

    #210802
    Illustration du profil de
    fred
    Modérateur

    Honnêtement je vois un maintiens à l’arrache , j’espere que l’on aura une quinzaine de point en décembre,que le staff fera un boulot de fond pendant la trêve hivernale pour atteindre cet objectif,ca ne sera pas facile. À la différence d’équipe comme orleans pfc tours et d’autres qui ont des joueurs programmés pour galérer et tentés de ce maintenir , nous on a des joueurs qui ont certes des qualités intraseque mais ca manque clairement de mort de faim , d’envie , voir d’implication pour certains.

    Pour la suite pas très optimiste si des changements ne sont pas effectués en haut lieu, si il n’y a toujours pas de projet sportif à moyen / long terme on retombera dans nos travers c’est inéluctable.

    Par contre si des changements sont fait , qu’une ligne directrice sportive est tracée , je pense que le club aura de beau jours devant lui. Pour moi ce n’est pas réellement un problème d’investissent mais un soucis d’utilisation de ce que l’on a déjà, il faut prioriser des choses quitte à en négliger d’autre, dans notre situation c’est la seule façon d’avancer sans avoir un investisseur qatari derriere ^^.

    Tout dependra des choix à venir de solferino.

    #210845
    Illustration du profil de
    fred
    Modérateur

    http://www.sofoot.com/gervais-martel-le-jour-ou-j-arreterai-lens-sera-sur-des-bons-rails-448096.html?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter

    GERVAIS MARTEL : « LE JOUR OÙ J’ARRÊTERAI, LENS SERA SUR DES BONS RAILS »

    Comme l’ensemble des supporters dont il fait partie, Gervais Martel est très affecté par la situation du RC Lens. Depuis dix ans, les Sang et Or rament. Président historique du club (de 1988 à 2012, puis de 2013 à aujourd’hui) Martel retrace son parcours, fait son mea culpa, réaffirme ses ambitions et son amour pour le club de sa vie.

    Vos premiers souvenirs de football ?
    Lens évidemment. Mon père était ingénieur des mines. Il descendait tous les jours au fond. D’ailleurs il est mort de la silicose. Il m’a souvent emmené voir des matchs à Lens. Le premier c’était un Lens-Rouen, j’avais 6 ans c’était dans les années 60.

    « Enfant, j’écrivais à des joueurs pour leur demander qu’ils m’envoient un autographe, comme faisait tous les gamins. Petit à petit, je me suis dit dans ma tête qu’un jour je deviendrais président du RC Lens. »

    J’ai découvert Bollaert, le club, les joueurs dont un avec qui je me suis lié d’amitié. Quand on est petit, on a toujours un joueur préféré moi c’était Georges Lech, je le trouvais exceptionnel, comme bonhomme et comme joueur. Il n’a certainement pas fait la carrière qu’il aurait dû. C’était un attaquant côté droit, un joueur exceptionnel. Il y avait tout une génération à l’époque avec George etBernard Lech, Arnold Sowinskil’entraîneur, Daniel Krawczyk. Ca a bercé mon enfance. J’étais accro à ce club, à ces joueurs. Je suis toujours resté accro au RC Lens. J’ai toujours suivi cette équipe. Enfant, j’écrivais à des joueurs pour leur demander qu’ils m’envoient un autographe, comme faisait tous les gamins. Petit à petit, je me suis dit dans ma tête qu’un jour je deviendrais président du RC Lens. A 12, 13 ans, j’étais en classe avec Fares Bousdira, qui a été un grand joueur à Lens. Quand on jouait dans la cours d’école, je lui disais qu’un jour je serai président de Lens. Il rigolait mais ça a toujours été mon objectif.

    Même quand vous avez commencé à travailler ?
    J’ai commencé ma carrière professionnelle dans le groupe Auchan à Grande Synthe. Je faisais évidemment tous les matchs à Lens et à l’extérieur. Je me souviens lorsqu’on est descendu, ça devait être en 77-78, je devais être un des rares à avoir été au dernier match au Parc des Princes où on a perdu avec deux ou trois buts de Dahleb de mémoire. Lens descendait ce soir-là en L2 mais j’ai continué. J’ai d’abord demandé au groupe Auchan de me remettre plus vers Lens. C’était compliqué donc j’ai quitté le groupe, en bons termes. J’ai lancé mon entreprise ce qui m’a permis de me rapprocher du club. Et puis un jour on a eu comme sponsor maillot Auchan et Europe 1. Le directeur d’Auchan était un copain. Je lui ai dit : « J’aimerais bien rentrer dans le club, j’ai quelques idées » . « Je te prépare un entretien avec le maire deLens » m’a-t-il répondu. Je suis donc allé voir André Delelis, sans qui on ne serait pas ici en train de parler. Il a sauvé le club durant les années très difficiles. Il m’a écouté et m’a dit : « Si on a besoin de vous, on vous rappellera. » Je me suis dit que c’était râpé. Quatre mois plus tard, en 86, on m’a appelé pour entrer dans le comité directeur du RC Lens. Je suis viscéralement attaché à ce club.

    Vous êtes né à Oignies, quel genre d’enfant étiez-vous ?
    J’étais plutôt turbulent. Je ne suis pas allé en CP parce que mon grand père et ma grand-mère étaient directeurs d’école. Je savais lire et écrire à 5 ans. Je suis entré très jeune au lycée. Mes parents ont fait l’erreur de me mettre pensionnaire. Je suis rentré en 6e à 8 ans et demi. J’ai fait des conneries, j’ai redoublé. J’étais trop éloigné, pas prêt et puis après j’ai trouvé ma stabilité quand je suis revenu dans la région deLens. J’ai connu mon épouse dans au lycée et j’ai trouvé ma stabilité lorsque je suis devenu demi-pensionnaire. J’ai eu une enfance heureuse même si j’ai été marqué par le fait d’être pensionnaire. J’étais collé le dimanche. Parfois je restais un mois et demi sans rentrer chez moi. J’étais un peu frustré mais ça m’a permis de rencontrer plein de monde au lycée d’Arras, jouer au football avec Bousdira. On trouve toujours une compensation dans la difficulté.

    Vous venez d’un milieu assez aisé pourtant on vante votre simplicité.
    Je viens d’un milieu assez aisé parce que mon père était ingénieur au fond. Un jour je me rappelle, je ne foutais rien en classe et au lieu de conduire à pension il m’a dit : « Tu n’y vas pas ce matin, je t’emmène avec moi quelque part. » J’arrive sur le carreau de la mine et il me dit : « Tu vas te déshabiller et descendre avec moi. »

    « Je me suis rendu aussi compte qu’en bas, tout le monde avait des traces de charbon donc on était difficilement reconnaissable. Tout le monde s’appelait par son prénom, les gens se mélangeaient. Tout le monde se tutoyait, partageait le même effort et ça m’a beaucoup marqué. »

    J’avais 16 ans. J’étais fier d’accompagner mon père mais quand on était en bas, qu’on rampait dans 1m50 à peine, je me suis rendu compte de la difficulté du métier. Je me suis rendu aussi compte qu’en bas, tout le monde avait des traces de charbon donc on était difficilement reconnaissable. Tout le monde s’appelait par son prénom, les gens se mélangeaient. Beaucoup sont arrivés après la Seconde Guerre Mondiale : les Italiens, les Arabes, les Polonais. Il y a eu un mélange de nouvelles nationalités. Tout le monde se tutoyait, partageait le même effort et ça m’a beaucoup marqué. D’ailleurs quand je suis ressorti le soir, j’ai commencé à travailler beaucoup mieux. C’est vrai que j’étais un peu le fils de l’ingénieur mais ça ne m’empêchait pas d’aller jouer dans les corons derrière avec les copains. Je ne parlais pas trop comme eux mais je m’amusais bien. Mes meilleurs copains étaient plutôt les fils des ouvriers avec lesquels je jouais au foot. J’ai vécu une enfance près des gens parce que mon père l’était aussi. Je ne vois pas pourquoi j’aurais changé.

    Le 24 août 1988 vous succédez à Jean Honvault à la tête de la présidence du RCLens.
    Jean a donné sa démission après une défaite à Lille. André Delelis qui faisait la pluie et le beau temps m’a appelé un dimanche matin en me disant : « Est-ce que vous êtes prêt à prendre la présidence ?  » « Oui, si vous me le demandez, oui je suis prêt, c’est mon rêve. » J’avais beaucoup de fierté. J’ai tout de suite appelé mon père et les gars qui travaillaient avec moi pour leur dire que j’allais avoir un peu plus de travail à l’extérieur et puis ça s’est fait assez naturellement. Mais ça a été très dur dès le départ. On était dans les trois derniers et on n’a pas fait mieux jusqu’à la fin de l’année. Et à l’époque, on avait surtout 20 millions de francs de dette donc il a fallu s’accrocher avec des copains, relancer des partenariats avec les entreprises. J’ai été directement dans le dur. Ça n’a pas été un long fleuve tranquille parce qu’il a fallu travailler avec beaucoup de gens mais j’aime ça, essayer de rebâtir une dynamique, se pencher sur la formation.

    Ça a du être exaltant. 
    Très. Et puis de voir ensuite Lens arriver au plus haut niveau… Ça a été idyllique jusqu’en 2007, année où malheureusement, on rate la marche de la Champion’s League. Au lieu d’être deuxième on finit cinquième. Démission du coach, un mec entier et que je respecte beaucoup : Francis Gillot. J’aurais dû insister d’avantage mais je n’ai pas réussi à le remettre dedans. Et puis après, j’ai fait des choix dont tout le monde se réjouissait d’abord.

    « Je ne me suis pas préparé à la descente. J’avais fait mes objectifs pour faire partie des cinq, six premiers du championnat et là on prend une claque. On passe de 34 millions de droit télé à 5, 6 millions en L2. Aucune entreprise ne peut faire face à un bordel pareil. »

    Je demande à Guy Roux de venir et je me trompe. Une affaire d’Etat. Il avait dépassé l’âge pour entraîner et puis ça n’a pas fonctionné pour diverses raisons. Le recrutement n’a pas été brillant. Derrière Jean Pierre Papin est arrivé. On est descendu contre le cours du jeu parce qu’on a un manque de réussite incroyable. On perd cette finale de Coupe de la ligue sur un pénalty sifflé dans les arrêts de jeu contre le PSG. On prend une banderole des Parisiens. Tout le monde ne parlait que de ça au lieu de s’occuper du sport. Je sentais qu’il y avait une pelote de laine et que le fil était en train de se barrer. C’est un truc de fou. Je ne me suis pas préparé à la descente. J’avais fait mes objectifs pour faire partie des cinq, six premiers du championnat et là on prend une claque. On passe de 34 millions de droit télé à 5, 6 millions en L2. Aucune entreprise ne peut faire face à un bordel pareil. Perdre 80% de ses revenus… je me suis battu pour essayer de trouver des solutions. Mais ensuite avec un actionnaire, le Crédit Agricole qui avait une politique plus financière qu’autre chose… On a réussi à remonter quand même avec Jean-Guy Wallemme entraineur, Cuperly comme adjoint. Il suffisait d’ajouter 2, 3 joueurs mais ils ne l’ont pas fait et on est redescendu l’année suivante. J’ai quitté le club en 2012.

    Un crève-cœur.
    Un crève-cœur oui, mais c’était la volonté des actionnaires de l’époque qui souhaitaient revoir complètement le fonctionnement du club. L’année qu’ils ont fait a été très transparente. Ils ont fermé la tribune Trannin, c’est ce qui m’a fait le plus mal au ventre. Fermer une tribune populaire pour faire des économies de nettoyage, ce n’est pas spécialement ce qu’on peut attendre d’un club comme Lens. Puis j’ai réussi à revenir en trouvant un gars incroyable, Mammadov, que j’ai rencontré par hasard dans le sud de la France. Il met beaucoup d’argent dans le club et l’année d’après il est aux abonnés absents pour des raisons personnelles et diplomatiques. Une galère incroyable pendant deux ans. Avec Antoine Kombouaré, on a du se débrouiller mais ça a permis a des jeunes comme Cyprien et Bourigeaud de sortir parce que par obligation, on a fait jouer tout ce qui nous restait comme jeunes. Interdiction de recruter pendant deux ans. On se demandait simplement comment passer le jour d’après. J’ai réussi parce que j’ai gardé pas mal de relations dans le foot. Les gens m’ont fait confiance pour essayer de trouver la solution. Puis à la fin j’ai été obligé de déposer le bilan de la holding de tête que j’avais avec Mammadov pour trouver de nouveaux actionnaires : l’Atlético Madrid et Joseph Oughourlian, un Français basé à Londres, propriétaire d’un fond d’investissement, un mec bien. Il est arrivé l’année dernière.


    Et vous ratez la montée en Ligue 1 au terme d’un terrible finish.
    À 10 minutes près. C’est la vie du sport. Cette année, on a eu beaucoup de difficultés à composer une équipe cohérente et repartir. Nos résultats actuels le prouvent, du jamais vu dans l’histoire de Lens. Ce n’est pas encore fini mais il y a le feu. Il faut assumer. On a essayé de rectifier le tir en améliorant notre équipe avant le 31 aout. Trois, quatre joueurs sont arrivés. On a changé de coach, c’est toujours la première décision qu’on prend lorsque ça va mal. L’avantage d’Eric Sikora c’est qu’il connait parfaitement le club. On est en train de travailler également avec les joueurs. Beaucoup de nationalités différentes sont arrivées. J’ai besoin de réexpliquer à certains ce que représente Lens pour la région. Quand vous voyez que l’année dernière en L2 on a fait 27 000 ou 28 000 de moyenne…

    Est-ce que ça ne manque pas de joueurs du cru, de vrais Lensois ?
    Dans la difficulté financière dans laquelle on était j’ai été obligé de vendre sinon on déposait le bilan.

    « Ça s’est stabilisé d’un point de vue financier mais la formation a été pillée. Au lieu de se couper le bras, on se coupe trois doigts. »

    J’ai vendu beaucoup de joueurs et pas trop mal d’ailleurs. Ça s’est stabilisé d’un point de vue financier mais la formation a été pillée. Au lieu de se couper le bras, on se coupe trois doigts. Il faut reprendre notre marche en avant. On a des jeunes intéressants en 17, en 19 mais il faut continuer à bosser encore plus. Le vivier existe toujours. On n’a jamais baissé l’investissement sur la formation ni sur le centre de formation, même dans la difficulté. J’ai tenu absolument à ce qu’on reste extrêmement performants chez les jeunes.

    Qu’est-ce qui vous fait tenir le coup ?
    On lâche lorsqu’on sait que des solutions arrivent. Sinon on est un lâche. J’ai 62 ans, ça fait 55 ans que je vais voir Lens. Quelqu’un de responsable doit assumer lorsque c’est la merde. J’ai toujours fonctionné comme ça dans la vie. J’ai eu la chance de présider ce club, je l’ai encore aujourd’hui. J’arrêtai un jour. Ceux qui pensent que ce sera à 70 ans se trompent mais quand ce jour arrivera, le club sera sur des bons rails, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. On est revenu sur un fonctionnement financier régulé. Cette année, on n’a eu aucune restriction de la part de la DNCG ce qui prouve bien que l’actionnariat est fabuleux. Mais du côté sportif, qui donne l’essentiel de la vision c’est catastrophique. Il faut assumer ce qu’il se passe et remettre le club à la place qui est la sienne. Il faut se cramponner. Je suis encore là parce que je ne veux pas laisser tomber le club. Mais demain si les actionnaires me disaient « Gervais tu arrêtes » , ça ne me pose aucun souci. On va y arriver tous ensemble. On a de la qualité dans ce groupe. On a eu des blessures, certains joueurs n’étaient pas au même niveau de forme que d’autres. Rater la montée la saison dernière nous a fait très mal. J’aurais aimé que les supporters ne vivent pas ça. On peut toujours pleurer sur notre sort mais c’est ce groupe de joueurs qui est en place et c’est ce groupe qui va nous sortir de cette situation. Il n’y a pas quarante solutions. On est en grosse difficulté aujourd’hui. On ne sait pas comment demain sera fait mais je pars du principe que si on travaille encore plus, que si on garde l’envie, on est capable de redresser une situation qui parait presque perdue.


    Vous avez encore l’envie d’apporter du bonheur aux Lensois.
    Pour l’instant je ne leur apporte pas du bonheur. On est en 2017, il y a des jeunes qui sont là aujourd’hui et qui ont 25 ans.

    « On ne peut pas vivre dans le passé même si on ne doit pas l’oublier. L’attente des gens est incroyable. »

    Ils avaient 5 ans lorsqu’on a été champion, c’est derrière eux. Ils attendent autre chose et ils ont raison. On ne peut pas vivre dans le passé même si on ne doit pas l’oublier. L’attente des gens est incroyable. On me critique et c’est normal vu mon poste. Elle est tout à fait légitime comme leur tristesse. Quand mes supporters rentrent sur le terrain c’est logique… enfin je ne devrais pas dire ça parce que c’est interdit mais ils l’ont fait sans violence et si je me mets à leur place… à un moment quand j’étais aussi dans la tribune de Bollaert, je râlais aussi après les dirigeants quand ça ne marchait pas.


    Vous souhaitez tourner la page avec raison mais 1998, c’était fou.
    En 1997 on est en position de descendre. On n’est pas bien et Roger Lemerre arrive pour sauver l’équipe dans les quatre derniers mois. On se sauve et puis il vient me voir et me dit : « Il faut mettre Daniel Leclercq comme entraîneur  » . Et puis je me rends compte qu’il faut aller chercher un ou deux joueurs qui sortent de l’ordinaire : Drobnjak et Ziani de Bastia. On a fait des efforts financiers et ça a fait la différence sans oublier des revanchards et des joueurs formés au club comme Déhu, Sikora, Wallemme, Warmuz et des internationaux comme Foé et Smicer. Il y avait vraiment de la qualité dans cette équipe qui aurait dû faire le doublé. On a été battu en finale de la Coupe par Paris mais je ne m’en faisais pas. Quinze jours après on allait faire quelque chose à Auxerre. Et puis on a été champion. C’était une récompense pour mes dix premières années. Après ça a continué parce qu’on gagne la Coupe de la Ligue en 99. En 2000 on fait un super parcours en UEFA, on gagne à l’Atlético et on est battu en demi-finale par l’Arsenal de Petit, Pires, Henry. Je pensais qu’on allait la gagner. 

    Et 2002…
    En 2002, on est en tête, on doit être champion mais on a un joueur, Pape Diouf, qui revient deux fois en retard de son pays.

    « On a quand même 20% de chômeurs dans l’arrondissement. Ce sont pour la grande partie des mecs qui se saignent pour attendre les joueurs de nuit, lorsqu’on a perdu, qui viennent tous les jours à l’entrainement, qui payent leur place. »

    On arrive avec un point d’avance sur Lyon et on se fait taper 3-1 au dernier match. Jusqu’en 2007 on a toujours été dans les cinq, six premières places et puis après on se casse la gueule. J’ai fait l’erreur de ne pas réfléchir à un plan de crise. «  Qu’est-ce qu’on fait si on rate notre saison et qu’on se casse la gueule en L2 » . Je le regrette vraiment. On s’est peut-être senti intouchable, on s’est dit que ça ne pourrait jamais nous arriver et pourtant, ça m’a beaucoup servi dans ma vie personnelle. J’ai vu les choses différemment. Je me dis que la vie peut être très bonne et puis un accident peut vite arriver. Je relativise plus sans occulter ce qui n’est pas bien fait. J’ai une responsabilité par rapport aux gens, j’en ai conscience à 3000%. On a la chance de vivre de notre passion. On se doit donner le meilleur de nous-mêmes. On a quand même 20% de chômeurs dans l’arrondissement. Ce sont pour la grande partie des mecs qui se saignent pour attendre les joueurs de nuit, lorsqu’on a perdu, qui viennent tous les jours à l’entrainement, qui payent leur place.

    Vous avez vécu des moments difficiles ces dernières années.
    Des moments extrêmement compliqués. Dans l’histoire de Mammadov je n’ai jamais menti une seule fois au public. J’ai essayé de raconter des choses que je ne comprenais parfois pas moi-même. J’allais souvent à Bakou pour le voir avec un représentant de l’Etat ou un ambassadeur. Il me promettait des choses mais ça n’arrivait jamais. Quand je rentrais il y avait une telle attente. Je disais : «  Ça va arriver, il y avoir tel ou tel versement. » Si je me mets à la place des gens à un moment donné, ils ne te croient plus. Je n’aurais peut-être pas du raconter tous les détails. Mais c’était un truc de malade.

    « En plus on a joué àAmiens. Je pense qu’il n’y aurait jamais eu de stade si je n’étais pas revenu avec Mammadov. On aurait eu un autre stade de remplacement. Quand j’ai fait le tour des voisins comme Valenciennes, on me demandait des prix exorbitants. On ne voulait pas de Lens. »

    Le nombre de fois où je me suis déplacé, où on m’a fait des promesses, où elles n’ont pas été tenues. C’est dommage. Mammadov a quand même injecté une vingtaine de millions. Il nous a permis de remonter la première année avec Antoine Kombouaré, un entraîneur exceptionnel. Et puis ensuite les promesses de recrutement n’ont jamais pu se mettre en place. En plus on a joué à Amiens. Je pense qu’il n’y aurait jamais eu de stade si je n’étais pas revenu avec Mammadov. On aurait eu un autre stade de remplacement. Quand j’ai fait le tour des voisins comme Valenciennes, on me demandait des prix exorbitants. On ne voulait pas de Lens. Et puis ça a fait plouf, on a eu un actionnaire défaillant, j’ai assumé. Les gens ont été extrêmement déçus. J’ai perdu de ma crédibilité en voulant être honnête et dire la vérité. C’est comme ça. Mais l’important c’est qu’on s’en soit sorti parce que la dernière année, je ne vous dis pas ce que j’ai dû faire. On a fini par retomber sur nos jambes mais on a rencontré de nouvelles difficultés avec la fin de saison dernière notamment. Notre début de saison est également catastrophique et ça peut s’expliquer par les choix sportifs qui ont été fait. Lens n’est pas un club neutre. Les gens gardent une image et de la sympathie en France et à l’international. Ils attendent qu’on remonte.


    Votre femme et votre fille vous ont beaucoup soutenu.
    Avec ma femme, on s’est connu à l’école, on se connait par cœur. Notre fille nous a apporté cette stabilité extraordinaire pour un couple. Ma fille est passionnée du club, elle a entendu parler de Lens depuis son enfance, elle n’a pas manqué un match, elle vient avec le maillot. Quand on perd, elle a le mot gentil : « Ne t’en fais pas papa, ça va aller, on a mieux joué  » . Le mec qui se retrouve tout seul dans ce genre de situation et qui n’a pas le soutien sans faille de sa famille, ça doit être extrêmement compliqué. J’ai cette chance, ça m’a permis de tenir le coup et puis les copains m’ont aidé, supporté, ne m’ont pas laissé tomber quand j’ai quitté le club le 1er juillet 2012. Je me suis retrouvé sans rien parce que j’étais mandataire social. Mais quand on a un environnement avec de bonnes personnes ça nous donne un pep’s terrible. Les gens comptent sur vous pour rebondir, on ne peut pas les décevoir. 


    Je vous cite : «  J’ai tout laissé dans le club, tout ce que j’avais : le golf d’Arras, l’hôtel, le restaurant, le commerce, la boite de formation » . Vous étiez ruiné.
    Ça fait partie de la vie d’une entreprise.

     » J’ai eu une très mauvaise idée : mettre tous mes biens dans la holding qui possédait le RC Lens. J’ai tout perdu. »

    J’ai eu une très mauvaise idée : mettre tous mes biens dans la holding qui possédait le RC Lens. J’ai tout perdu. Je connaissais les règles même si je ne me serais jamais attendu à cette finalité. Au contraire, je voulais renforcer les actifs de la holding et donc le club. Mais il n’y a pas mort d’homme. Ce ne sont entre guillemets que des biens matériels et immobiliers, ça ne m’a pas empêché de manger tous les jours. Des personnes ont des situations cent fois, mille fois pire que la mienne. Je relativise.

    Quand vous êtes triste, que faites-vous ?
    Je vais taper des balles de golfs. J’aime bien aller jouer seul ou avec un copain. Je suis tranquille. Si je mets ma balle dans l’eau c’est que je suis un connard et que j’ai mal joué le coup. Je ne peux m’en vouloir qu’à moi-même mais j’aime bien parce qu’il y a le côté nature. J’aime aller jouer très tôt le matin, à 7h30 lorsqu’il fait beau. C’est quelque chose d’exceptionnel.

    Un dernier mot ?
    Je pense que dans la vie comme dans le sport, il faut garder espoir. Le club travaille, bosse beaucoup sur la formation, réfléchi à ses erreurs, met en place des structures avec de nouvelles personnes qui arrivent. Le club a envie d’avancer avec de nouveaux actionnaires, avec une nouvelle vision plus jeune que la mienne. Je sais aussi qu’on est dans une région qui a été touchée qui l’est toujours autant. Je pense à la mine par exemple. On s’est toujours serré les coudes et on le fait encore plus aujourd’hui.PROPOS RECUEILLIS PAR FLAVIEN BORIES, À LENS

    #210912
    Illustration du profil de
    fred
    Modérateur

    Blanchard viré, est ce le début du grand ménage tant attendu et d’une véritable prise en main de l’actionnaire ?

    En tout cas ça me semble un peu tard le mal est fait.

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