Caiazzo. … vous en penserez ce que vous voudrez….

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    Bernard Caïazzo : «La Ligue 1 a été obligée de prendre ses distances avec la L2″

    Bernard Caïazzo, président du Syndicat Première Ligue.

     

    Bernard Caïazzo, président du syndicat Première Ligue, regrette le récent référé de l’UCPF et pointe la «lourde responsabilité» de son président Guy Cotret. Il explique que les clubs de Ligue 1 ne souhaitent plus négocier avec leurs homologues de Ligue 2.

     

    Ce jeudi après-midi, en présence de Nasser Al-Khelaïfi le président du PSG et vice-président de Première Ligue (au même titre que Chabanne, Aulas et Triaud), se tient un conseil d’administration de la Ligue de football professionnel (LFP). Au menu des discussions le retour des tensions entre Première Ligue, le syndicat de 19 clubs de L1 et l’UCPF, le syndicat historique (ndlr: il regroupe aujourd’hui les 20 clubs de L2, un de L1 (Guingamp) et trois de National) suite à sa récente action devant le tribunal de grande instance de Paris. Autre sujet de crispation à l’ordre du jour, la question du financement des deux syndicats.

     

    «Imaginer que des clubs de Ligue 2 sont plus représentatifs que PSG, OM, Lyon, Saint-Etienne, Bordeaux, Lille, Nantes ou Monaco, relève plutôt du domaine du fantasme et de la fiction»

     

    «Comment la Ligue 1 a-t-elle réagi au référé intenté par l’UCPF ?

     

    Ce référé inutile, stupide et perdu par l’UCPF a pour conséquence de faire capoter une négociation qui était proche d’aboutir. La L1 a été obligée de prendre ses distances avec la L2. Guy Cotret en porte la lourde responsabilité. Tout, dans son attitude, montre qu’il n’avait guère envie d’accepter un compromis. Sinon, comment expliquer son agressivité permanente dans les réunions ? Comment comprendre son activisme médiatique et, surtout, l’absence de communication avec ses collègues de Ligue 2 qui ignoraient sa stratégie judiciaire. Dans ce contexte, les clubs de Ligue 1 ne souhaitent plus poursuivre les négociations. Et peu importe les conséquences. Ils ont décidé de renoncer à accorder à la Ligue 2 les garanties financières sur la période de dix ans, précédemment évoquée. Je le regrette profondément, mais il s’agit de la position unanime de Première Ligue. Nous irons jusqu’au bout des procédures judiciaires.

     

     

     

    Que vont faire les clubs de L1 désormais ?

     

    Ce qu’ils s’étaient promis de faire : tout mettre en œuvre pour fortifier le football français. Ils n’abandonneront sûrement pas la Ligue 2 mais ils agiront par le biais de rapports plus individualisés. La solidarité sera moins collective. Les clubs de Ligue 2 qui, depuis six mois, ont eu pour seule préoccupation de montrer leurs muscles en seront peut-être pour leurs frais. C’est dommage : nous avons toujours affirmé que la Ligue 2 devait être considérée comme un allié face aux clubs étrangers.

     

    Où en étaient les négociations avant ce divorce ?

     

    Malheureusement, nous sommes revenus à la situation d’extrême tension de juillet dernier. Les déclarations répétées de Guy Cotret dans la presse alimentent les discordes. Ainsi, lire dans L’Yonne Républicaine, le 2 novembre, le matin même d’une réunion, que les  »tribunaux étaient la solution » à nos problèmes, nous a passablement irrités. Si Première Ligue a décidé de rompre les négociations, c’est à cause de l’assignation en référé de l’UCPF qui visait à l’interdiction au Conseil d’administration de la LFP de se réunir. Mais comment peut-on chercher à empêcher le fonctionnement normal du football professionnel pour un simple désaccord sur le siège du syndicat de clubs le plus représentatif ? Bien entendu, le tribunal a repoussé cette demande suicidaire. À la limite, nous aurions compris, sans l’admettre, une action en justice sur le sujet du syndicat le plus représentatif, même si imaginer que des clubs de Ligue 2 sont plus représentatifs que PSG, OM, Lyon, Saint-Etienne, Bordeaux, Lille, Nantes ou Monaco, relève plutôt du domaine du fantasme et de la fiction.

     

     

     

    A quand remontent les dernières négociations entre Première Ligue et l’UCPF ?

     

    Nous nous sommes revus le lundi 2 novembre dans l’espoir de conclure des négociations engagées depuis plusieurs semaines. Mais la réunion a mal commencé à cause de l’attitude discourtoise de Guy Cotret, président de l’UCPF, qui a refusé de serrer la main de deux présidents de clubs de Ligue 1, Said Chabane d’Angers et Waldemar Kita de Nantes. L’agressivité ne doit en aucun cas régenter nos rapports. Heureusement, grâce aux autres présidents de clubs de Ligue 2 présents (Clermont, Dijon, Laval et Niort), les discussions ont pris ensuite une tournure plus positive et apaisée.

     

     

     

    Quelle était la demande principale de votre syndicat ?

     

    La Ligue 1 souhaite devenir autonome par rapport à la Ligue 2, à l’image de ce que l’on constate en Angleterre et en Italie. En échange, elle lui garantissait les mêmes ressources sur une période de dix ans. C’est une sécurisation financière importante de son activité que l’on peut évaluer à 800 M€. Autonomie ne signifie pas séparation absolue car il existera toujours une forme d’interdépendance entre les deux divisions.»

     

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