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[LES VISAGES DE L'ACTUALITÉ]
Les Trinel père et fils, pizzaïolos passionnés, viennent mettre la main à la pâte à Lens

22/03/2014

Bruno et Cyril Trinel ont encore quelques détails à régler avant l’ouverture officielle de leur resto, lundi.
Cyril Trinel et son père Bruno possédaient une pizzeria à Cuinchy. Passionnés par la pizza depuis longtemps, ils n'avaient jamais mis leurs mains dans un four de cuistot il y a encore trois ans. Depuis, ils ont enchaîné les concours nationaux et internationaux de pizzaïolos, et se sont perfectionnés. Jusqu'à installer leur établissement à Lens.

Par Clément Landouzy
lens@lavoixdunord.fr
Photo «La Voix»
D'un côté, il y a Bruno, le père (54 ans). De l'autre, il y a Cyril, le fils (27 ans). Les Trinel partagent une passion commune: la pizza. Une passion qui a fini par se transformer en métier pour ceux qui ont du sang sicilien dans les veines: en juillet 2011, ils ont ouvert une pizzeria, «Oh Sapristi!», du côté de Cuinchy (c'est là qu'ils résident). Un peu à l'étroit, et soucieux de se développer davantage, ils viennent de poser leurs valises professionnelles dans le centre de Lens, rue Diderot (les premiers clients sont attendus ce lundi midi). «L'ancien commerce, un restaurant coréen, fermait, et nous avons apprécié les locaux, explique Bruno Trinel.Nous avions la possibilité d'aller à Béthune, Liévin, et Lens. Nous avons choisi Lens. En plus, nous sommes tous les deux supporters du RC Lens depuis que nous sommes petits…»
L'histoire de la famille Trinel est pour le moins insolite, car rien ne laissait penser, il y a encore trois – quatre ans, que les deux enfourneraient des pizzas à longueur de journée, eux qui n'avaient encore jamais mis la main à la pâte. Pour Cyril, tout a commencé alors qu'il était étudiant… en BTS MUC (management des unités commerciales). «Mon père a toujours voulu ouvrir une pizzeria, raconte-t-il.Il s'est lancé en 2011. Moi, je lui ai donné un coup de main, notamment pour le service. De fil en aiguille, je me suis retrouvé dans la cuisine.J'ai fait la connaissance de fournisseurs, et l'un d'eux m'a dit qu'il existait des concours de pizzas. Je n'avais jamais fait de pizzas, mais je me suis inscrit avec mon père.»
C'est comme ça qu'un mois et demi plus tard, Bruno et Cyril Trinel participaient à leur premier concours. «J'avais terminé dernier», sourit le fils. Déçu par ce résultat, Cyril Trinel a tout de même fait une rencontre déterminante ce jour-là: celle de Ciro Pannella, qui possède une pizzeria à La Madeleine. Et c'est une pointure: c'est lui qui a formé José Garcia au métier de pizzaïolo pour que l'acteur puisse incarner ce rôle dans le film «Chez Gino» (sorti en 2011). «Il m'a proposé de venir à sa pizzeria pour me montrer deux ou trois astuces. Depuis, on est devenus copains, on bosse pas mal ensemble, et je m'entraîne beaucoup car vraiment, j'adore ça. Je vis pizza».
Et l'entraînement, un jour, ça finit par payer. Après avoir «pris des gamelles» lors de concours nationaux et internationaux, où les juges sont intransigeants sur la qualité de la pâte, la cuisson, l'esthétique, la propreté ou encore l'originalité et (évidemment) le goût, Cyril Trinel a changé de dimension. C'était l'année dernière. D'abord, il a terminé premier au championnat de France et s'est qualifié pour l'Euro.
Il se souvient: «Je me rate et je fais trente-troisième. Et je me dis que je vais me planter aussi à Parme, où est organisé le seul championnat du monde labellisé. Et là, tout se passe super bien: je prépare une pizza à base de crème de cèpes flambés au cognac, foie gras poêlé, champignons grillés farcis au tartare de magret de canard, et copeaux de parmesan. Je fais troisième en due (comprenez en duo, en compagnie d'un ami), et cinquième en individuel! Ça a demandé beaucoup d'heures de travail, mais vous savez, quand je prépare un concours, je peux bosser jusque 3-4h du matin… Avant la compétition, c'est un réel plaisir de participer aux concours, de rencontrer d'autres passionnés.»
Après leurs exploits (le papa avait également brillé lors de plusieurs concours), les Trinel père et fils vont donc poursuivre leur bout de chemin à Lens, où leur priorité sera de transmettre aux clients leur amour pour la pizza artisanale, grâce à des produits typiques. «Nous souhaitons montrer que la pizza reste un produit à part entière, et non de la malbouffe, car malheureusement, des chaînes détruisent l'image des vraies pizzas.»
Et, si l'aventure lensoise se passe bien, et s'il trouve le temps, Cyril Trinel se rendra à nouveau à Parme pour les mondiaux. Qui sait, avec une nouvelle breloque autour du cou.

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