Re : L’actualité …. tous sports confondus

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Football – René Girard (Lille) : «Quand j’ai battu Ancelotti, on ne l’a pas souligné…»

Le technicien lillois, même quand il parle d’autre chose, a dû mal à ne pas glisser un petit mot sur le manque de reconnaissance du milieu. La saison qu’il accomplit devrait pourtant convaincre les derniers sceptiques, même si le débat actuel sur le beau jeu, mis en exergue récemment par les succès de Mourinho et Chelsea, n’a pas fini de provoquer les divisions dans l’opinion publique.
René Girard aime à rappeler le manque de reconnaissance du milieu du foot –
Est-ce l’air ensoleillé de Luchin ? La fin de saison qui approche ? En tout cas, René Girard a semblé largement détendu ce midi devant la presse et, gentiment provocateur, il n’a pas raté l’occasion de faire passer un message de plus. Alors qu’on revenait avec lui sur la Ligue des champions et l’élimination sèche du Bayern Munich devant le Real Madrid (0-4), en Bavière, l’entraîneur de Lille en a profité pour prendre ses interlocuteurs à contre-pied, comme il aime souvent le faire. Il n’a pas évoqué le match, dont le score ne reflète qu’une vérité très ponctuelle selon lui, préférant mettre le doigt sur la versatilité de notre société.

« Est-ce qu’Ancelotti a gagné son duel avec Guardiola ? Quand on gagne, on a toujours raison mais sur une carrière, ça tourne… Le foot n’est pas une science exacte, il faut se méfier des jugements hâtifs », a-t-il souligné. (il sourit) C’est comme pour (Laurent) Blanc, qui était génial pendant longtemps et qui du jour ou lendemain ne faisait plus le poids, à cause de l’élimination en C1 face à Chelsea… Je me souviens quand j’ai battu Ancelotti (en 2012, l’année du titre de Montpellier, qui avait devancé le PSG du technicien italien, ndlr), bon on ne l’a pas souligné mais je m’en souviendrai… »

Comme il l’a souvent fait cette saison, en stigmatisant le traitement médiatique de Paris ou Monaco, René Girard aime à rappeler que tout n’est pas aussi simple qu’on le présente parfois. Il rejoint sans doute Frédéric Antonetti, consultant télé et ancien coach de Rennes, qui disait ce matin chez nos confrères de 20minutes qu’au « niveau lecture du jeu, on a beaucoup de progrès à faire en France. » Traduction : une équipe qui défend bien n’est pas forcément une équipe défensive ; et enfin, un coach qui a des résultats mérite sans doute une attention particulière, quelque soit le style de son équipe.

Pour Girard, en tout cas c’est ce qu’on comprend de son message, la compréhension du jeu doit aller plus loin que le seul constat du résultat. Il le disait avant Lille-Bordeaux (2-1), pas forcément impressionné par les cinq buts passés par les Girondins à Guingamp : « Parfois, votre équipe se montre efficace, mais ce n’est pas forcément là qu’elle aura fait son meilleur match. J’ai connu de très bons 0-0, très riches dans le contenu. »

Ce manque de reconnaissance ou de mesure dans l’analyse, peut-être lié à un manque de culture du jeu, c’est une de ces cibles régulières Il aime souvent souligner que ce milieu peut être amnésique ou juste cruel. Cela ne l’empêche pas de se confronter au très haut niveau pour rester en éveil sur son métier. Il a donc assité ce mardi à la demi-finale retour entre Munich et Madrid avec gourmandise et attention, lui qui a toujours dit être séduit par la carrière d’Ancelotti. « Je regarde les schémas, l’approche, les regards, comment tel ou tel joueur va être utilisé… C’est toujours très enrichissant, et je dis aussi à mes joueurs de regarder : les plus grands sont souvent ceux qui jouent le plus simplement, on le voit bien dans ces matchs-là. Après, on entend souvent que le Real ou Chelsea sont des équipes défensives, mais c’est quoi, une équipe défensive ? », questionne-t-il, comme un écho à des reproches parfois tombés sur sa propre équipe.

Comme toujours, avec lui, le double message n’est jamais très loin. C’est aussi ce qui le rend intéressant.

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