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EN VISITE AU CENTRE HISTORIQUE MINIER DE LEWARDE

Les valeurs étant au coeur du projet Sang et Or, une visite était organisée au Centre historique minier de Lewarde ce jeudi. L’occasion pour les joueurs et le staff lensois d’en apprendre davantage sur le passé minier de la région et de ces gens qui descendaient au fond…

RÉACTIONS
Philippe Montanier, entraîneur du RC Lens : « C’est toujours marquant. On a beau connaître un peu l’histoire, quand on est confrontés à des témoignages directs, quand on visite la mine et en voyant la reconstitution, on se rend vraiment compte de ce qu’était le travail de l’époque. On prend une claque. On imagine toujours, on a vu des images mais quand on y est et qu’on peut toucher concrètement ce que faisaient les mineurs, forcément ça impacte. J’avais fait quelque chose de similaire à Boulogne avec les pêcheurs. Ça me semble intéressant, voire primordial, qu’on s’imprègne des valeurs de notre région. Ces valeurs, et notamment le travail, sont issues de l’histoire. Il n’y a qu’en voyant ça qu’on peut comprendre où on est vraiment. On a un devoir de mémoire vis-à-vis de ces gens-là.
Sincèrement, entre l’effort des mineurs et des footballeurs, il n’y a rien à voir. Ce que faisaient les mineurs était hors-norme, pour nous il s’agit d’un jeu. Bien sûr, il y a des passerelles. Très tôt, on nous l’a bien expliqué au centre minier, le sport est apparu car c’est une activité complémentaire. On voulait qu’il y ait cette passerelle de valeurs à travers le sport et les mineurs, que ce soit l’effort, le travail, la solidarité, qui n’est pas un vain mot chez les mineurs. On voit bien le rapprochement. Entre la dureté de leur travail et nos vies, nous sommes à l’opposé, mais le fait que beaucoup de mineurs soient devenus de célèbres et brillants joueurs français prouve qu’il s’agit d’une sacrée école de la vie. Le foot servait grâce aux valeurs collectives à être en parfaite harmonie. »

Guillaume Gillet, milieu de terrain du RC Lens : « C’était la 2e fois pour moi, j’avais déjà été avec l’école dans une mine semblable en Belgique. C’est toujours assez impressionnant et émouvant parce qu’on se rend compte que des personnes ont donné leur vie pour faire ce métier-là. On voit à quel point c’était difficile de travailler dans ces conditions. D’un autre côté, on se dit que c’est important d’apprendre ce genre de choses et de voir que la région est très attachée à ce métier. C’était bien pour nous, avec l’équipe, de venir à la rencontre de cet ancien mineur. On a fait une très belle visite. C’était chouette ! On doit surtout se dire qu’on est bien placés. On a une opportunité fantastique de pouvoir faire du football notre métier. Quand on voit que des personnes, même des enfants de 7 ans, devaient travailler 8 heures par jour à 400m sous terre, on relativise par rapport à ce qu’on a la chance de faire »

Yannick Gomis, attaquant du RC Lens : « Le moment où on est entrés était émouvant. De même quand on vu la méthode de travail, et surtout la solidarité dans les moments les plus difficiles. Même avec une chaleur atroce, ils arrivaient à travailler et faire de belles choses. C’est ça je pense qui fait aujourd’hui la fierté et la beauté du Nord. On a ressenti d’entrée la culture de l’effort. On l’avait déjà bien compris quand on nous a parlé des valeurs du club. Au début, on comprenait mais aujourd’hui, on en a vraiment eu l’illustration. C’est quelque chose de sacré pour les gens du Nord, ça se voit depuis le terrain. On doit se donner à fond, ne pas tricher et je pense que grâce à ces valeurs, on pourra aller de l’avant. »