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REGION
07/05/2015
Série télé : les mineurs veulent bien être figurants, mais pas au second plan

Avec la mine comme décor, la série « La Vie devant elles », diffusée depuis deux semaines par France 3, divise (gentiment) les téléspectateurs de la région. On l’a regardée mardi soir avec des figurants, tous anciens mineurs, qui ont participé à ce tournage, après celui de « Germinal » en 1992. Verdict.
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ARENBERG
C’est un jeu de miroir : à l’écran, Caroline, Solana et Alma, trois apprenties femmes libérées des années 70 du bassin minier, dans la série primée au festival Séries Mania. Dans le salon des Lukasiewicz face à l’ancienne fosse d’Arenberg, trois septuagénaires, René, Aimable et Jacques, anciens mineurs, les regardent : eux aussi jouent dans La Vie devant elles, mais comme figurants (surtout dans les deux premiers épisodes). Vous avez déjà vu leurs bobines cinégéniques : chouchous des castings de la région, ils apparaissent dans tout ce qui se tourne autour de la mine ( Germinal, Courrières 1906…) mais aussi dans Louis la brocante et même à côté de Robert de Niro.
Les années 70, c’étaient les plus fastes: le mineur était respectéJanine Lukasiewicz
Mais cette fois, René, patron des Amis de Germinal et anciens mineurs, l’avoue : « Bien sûr, les Parisiens ne s’en rendent pas compte, mais dans le Nord – Pas-de-Calais… On est déçus, un peu. » La faute à des inexactitudes avérées (constatées aussi par des téléspectateurs ayant réagi auprès de La Voix du Nord) : « Il manque les gardes des mines au moment de l’accident, un personnage descend au fond avec une cigarette, les corons sont rénovés… » Et même « les jupes étaient encore plus courtes ! ». Mais ce qui chagrine aussi Aimable et Jacques, c’est l’accent méridional du délégué syndical… quand on n’entend même pas le patois largement parlé à l’époque.
Janine, la femme de René, s’était réjouie du point de vue adopté : celui, plus rare, des femmes et filles de mineurs. Sauf que « les années 70, c’étaient les plus fastes : le mineur était respecté, sa femme et ses enfants épanouis ! ». Leur univers aurait joué les arrière-plans, pas plus qu’un papier peint psychédélique. Loin de « l’aventure humaine » avec Claude Berri en 1992 qui avait conduit à préserver le patrimoine minier. Ils ont conscience de la différence de moyens du réalisateur Gabriel Aghion et aussi « que beaucoup de l’équipe n’étaient pas nés quand la mine a fermé en 1986 ! ». Justement : « Qu’est-ce qu’on oubliera aussi de raconter quand on ne sera plus là ? », demande René. Il regardera pourtant la série jusqu’au bout : elle a beau ne faire que de la figuration, la mémoire du mineur continue de jouer son rôle.
Sur France 3, mardi 12 mai, 20 h 45.

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