A la recherche d’un second souffle

« Quand il est dur d’avancer, ce sont les durs qui avancent. » De  John Fitzgerald Kennedy, cette citation devrait être placardée sur les murs du vestiaire lensois. Une manière de rappeler que l’abnégation finit toujours par payer. Ne jamais déposer armes et boucliers lorsque les difficultés s’amoncellent. Et paradoxalement, elles n’interviennent pas là où on les attend. En une semaine, Bollaert a apprécié la tête coupée d’une Ligue 1 sur sa verdure, a dégluti avec difficulté devant le point accordé à la dix-septième formation de l’antichambre. En six jours, les qualités et manques des hommes d’Eric Sikora se sont manifestés successivement. On ne transforme pas une équipe faîte pour contrer en un onze patient et jouant à la perfection dans les intervalles. Déverrouiller un bloc qui ne sort quasiment pas de sa moitié de terrain, Lens avait conscience de sa difficulté, a montré son impuissance. Arles-Avignon n’a pas tremblé en laissant le ballon aux Sang et Or. Si dans le jeu, « mes joueurs ont moins de certitudes que les Lensois », dixit Pierre Mosca, ils répondaient parfaitement à la vitesse artésienne. D’accélérations ou de débordements, il n’y en a d’ailleurs pas eu moult. A chaque fois opposés à deux adversaires directs qu’offrait la défense à cinq arlésienne, Jérémie Bela (à côté de son sujet) et Lalaïna Nomenjanahary n’ont cessé de repiquer dans l’axe. Pour le même résultat : une succession de raid solitaire, de pertes de balle et de mauvaises passes. Les mésententes avec Yoann Touzghar se succédaient au plus grand désarroi de ce dernier. Et de Bollaert. Parfois, rien ne sert d’enfoncer les portes à grand coup de poing. Mais faire preuve d’intelligence et de moins de précipitation aurait été plus judicieux.

Jérémie Bela est passé à côté de son match.
Jérémie Bela est passé à côté de son match.

Tout juste la moyenne

Le physique déficient, le manque de lucidité a pris le dessus et la traditionnelle punition a failli faire passer ce frisson glacial chez les supporters. Un énième nul qui n’arrange en rien les affaires des coéquipiers de Pierrick Valdivia mais met en évidence le besoin de reprendre son souffle. Au lendemain de ce match sans grand relief, les nuls concédés depuis fin juillet viennent noter également les quatre dernières apparitions artésiennes : 10/20 ! La moyenne tout juste pour pointer du doigt un manque mathématique évident même si cette formation lensoise ne renonce jamais et qui, malgré ses difficultés notoires, essaye de proposer du jeu. En vain hier soir. Au Havre et à Dijon, le RC Lens devrait retrouver un peu de fraîcheur et une physionomie de match plus conforme à ses points forts. De l’espoir réside toujours car Eric Sikora et ses hommes voyagent, cette saison, mieux qu’ils ne reçoivent. Autre raison d’espérer, cette citation de l’écrivain québécois André Major : « Comme c’est fatigant de rester à la même place, on finit toujours par avancer. »

Laurent Mazure
(lmazure@rclensois.fr)

8 commentaires

  1. #49516 Illustration du profil de anthony62145 349

    Les joueurs ont fait un bon match malheureusement comme au match aller, Ludovic Butelle était infranchissable dans les buts.

  2. #49461 Illustration du profil de riobravo 40

    On continue à apprendre. N’oublions d’où on revient ( cf  » Le règne de Garcia la Loose  » ).
    Le coeur est là et le collectif s’en ressent.
    Demeure à présent l’ajustement de ces nouvelles qualités.
    Siko reconstruit sur des cendres mais il a déjà su insuffler aux gars l’envie et la fierté. Bravo !

  3. #49455 Illustration du profil de daika 8

    Il faut pas oublier que le staff vise la 16eme place cette année…………

  4. #49453 Illustration du profil de blandiacum 61

    Dommage les points perdus par les lensois à Bollaert, un mal récurrent depuis plusieurs saisons bon on n’est pas mal classé vu le niveau affiché en début de saison, on ne va pas cracher dans la soupe on fait avec le peu de moyens que l’on a.
    Aucun repreneur et aucun sponsor ne pointent leur nez, pourquoi!

  5. #49452 Illustration du profil de larwood 5

    je reviens sur bela mais ce qui est marrant c est que le match d avant il rentrait tout autant dans l axe et la on le critique pour ca, c est pas dutout objectif, ensuite on peut dire ce qu on veux mais touzghar il se bat bien mais pour le moment c est pas un buteur, pollet est peut etre limité mais il a bien compris qu on ne peut pas faire des efforts defensifs tout un match et se trouver devant le but quand on redescent au milieu ou etre lucide apres 80min, je dis ca de pollet mais c est valable pour n importe quel attaquant

  6. #49449 Illustration du profil de sentry 160

    Le problème, c’est que les adversaires joueront souvent avec un jeu fermé et en contre comme Arles en ligue2…ils commencent aussi a comprendre la façon dont Sikora s’adapte durant le match….il manque cruellement d’un finisseur devant, si on en trouve pas un, on est pas prêt de gagner des matchs ou du moins très peu…

    1. #49450 Illustration du profil de laurentm 391

      A quoi sert un finisseur si les dernières passes ne sont pas bonnes ? Hier, on a plus pêché dans la transmission, les centres, que dans la finition. Touzghar n’a eu qu’une fois l’occasion de conclure… Il a manqué une petite étincelle sur un côté, une brèche dans la défense arlésienne. Dommage. Mais on doit recruter, oui.

    2. #49454 Illustration du profil de loulou59 93

      laurent m a 100 % raison pour MARQUER un buteur a besoin de ballon dans la surface pas a 30 mètres des buts

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