Lens, au-delà du réel

Messieurs les investisseurs. Qui que vous soyez, Lens vient de vous montrer, en un mois, tout ce dont il regorge. D’une magnifique combativité affichée face à Bordeaux aux errances invraisemblables de Guingamp. D’une sortie avec les honneurs, sous l’ovation de 40 000 privilégiés à un plongeon dans les profondeurs du Trieux. Deux soirées qui resteront inoubliables. Mais l’une qui rentrera dans l’histoire.  Est-ce une déclaration d’amour d’une entité en besoin de nouveaux ronds ? Est-ce un ras-le-bol de joueurs qui ne savent pas à quelle sauce vont-ils être mangés ? Ou encore d’acteurs déjà les pieds dans l’eau mettant de côté leur amour propre ? Il y a des circonstance atténuantes, soulignons-les. Les absences de Yahia, Le Moigne ou Touzghar. Une atmosphère extra-sportive pesante dans les couloirs de la Gaillette. Un manque de maturité consécutif d’un effectif trop jeune. Certains l’affichent continuellement et se perdent en chemin. Les autres ne peuvent combler les manques, boucher les trous. Mais les excuses sont bien fades pour des supporters consternés, aux rires nerveux. Tirons déjà un coup de chapeau aux quelques centaines présents au Roudourou. Et dire qu’ils seront 30 000 dans une semaine. 30 000 et des milliers d’autres attendant une réaction. Sur le terrain mais surtout en interne. La défaite de Guingamp interpelle. Elle est là pour rappeler que sans moyens, sans apport de l’extérieur, ce club va tomber. Chuter davantage. L’exode des « talents » artésiens pourrait sonner le glas d’un Racing sur la tangente depuis trop longtemps. Un basculement irrémédiable vers les abîmes du football hexagonal. Le score historique de 7-0 serait alors une habitude à prendre (nous exagérons à peine). En un match, l’équipe d’Eric Sikora vient de mettre à terre le travail d’une année. Celui des valeurs, du sérieux et une capacité de faire parfois rêver. Après Bordeaux, coach Siko souhaitait conserver cette image. Elle est aujourd’hui écornée. Le 10 mai 2013 restera une date historique, mais aussi le recommencement d’une histoire sans fin. Celle où le Racing est moqué, critiqué, hué de tous. Ce club a le don de repousser ses limites. A quand la fin ?

Laurent Mazure
(@Laurentmazure sur Twitter)

5 commentaires

  1. Illustration du profil de worms62

    J’aime bien votre franc parlé. Merci de ne pas les brosser dans le sens du poil et moi aussi j’appelles aux investisseurs. Le RC Lens ce n’es pas ça on a besoin de vous, aidés-nous a redoré le blason. sauvons nous de cette déchéance. Franchement, on ne mérite pas ça. On a l’amour de notre club, on mérite une grande équipe pour moi Lens devrait etre une grosse équipe du championnat de France. Alors s’il vous plait venais a notre secours.

  2. Illustration du profil de riobravo

    HONTE ! LA HONTE !
    Cela fait 43 ans que je suis et supporte le Racing. Je croyais avoir tout vu…Ben non !
    Perdre avec un écart même important cela fait partie du foot mais s’écraser comme une m… je ne le conçois pas ! P…c’est le RCL quoi !!! Honte !!! Et que l’on ne vienne pas me dire que Guingamp est une grosse écurie ! Rappelez vous d’où ils viennent et leur budget ! Pas d’excuses !!!
    Quand à Dayazn, il fout le b…avec son histoire de repreneurs « fantômes « :
    SAMSONITE POUR LES VALISES ???

  3. Illustration du profil de brnrdhrsn

    Pas d’accord du tout avec le billet d’humeur.
    Comme beaucoup d’autres, je n’avais jamais vu ça en 20 ans, mais de là à faire du 10 mai 2013 une date historique, de là à tirer comme conclusion qu’une seule défaite, même large, puisse mettre par terre le travail d’une saison où on a vu beaucoup de bonnes choses, où des jeunes ont émergé, c’est (comme souvent chez les journalistes ou commentateurs, faute de mieux) manquer de recul pour mettre en perspective les résultats obtenus, face aux moyens mis à disposition, face aussi à l’atmosphère qui entoure le club depuis plus d’un an (sur la question du repreneur fantôme).
    On a donc vécu hier une défaite sans précédent, certes, face à une équipe qui n’est pas la première venue et qui lutte pour la montée (méritée), mais rien d’autre, inutile d’en tirer des conclusions alarmistes. Le message d’excuses de Dayan est parfaitement équilibré et remet les choses dans leur contexte. A nous de continuer à faire confiance à l’équipe et au club, et des jours meilleurs sont devant nous. Et c’est à Bollaert que l’on chambrera le LOSC dans quelques années, comme hier Lens s’est fait chambrer au « grand stade », qui avec 43000 personnes sonne quand même un peu creux, et auquel Bollaert rénové n’aura rien à envier..

  4. Illustration du profil de JeffZeze

    Effrayant… J’ai honte là… Depuis que le maintien est quasi assuré, on ne voit plus rien. On se satisfait de nuls, on est encouragés par des défaites, par des demi matchs… Cette histoire de repreneur ne pollue pas uniquement les esprits des supporters apparement. En face c’est Guingamp, un club qui n’est pas porté par un milliardaire ou une entreprise riche à millions… Et qui joue pourtant les premiers rôles. Et qui nous écrase sans aucun soucis. Là il y a faute professionnelle. Oui il y avait des absents, maintenant les jeunes n’ont-ils pas envie de montrer ce qu’ils valent ? N’ont-ils pas emmagasiné de l’expérience cette année ? En plus, si on oublie la défense centrale expérimentale, le reste de l’équipe a joué la plupart des matchs ces derniers mois, et pourtant on en prend 7… Un but encaissé toutes les 13 minutes… Effrayant…

  5. Illustration du profil de jiemel

    Je suis tout à fait d’accord avec votre billet d’humeur … Avec cette équipe on croit toujours avoir touché le fond mais il n’en est rien … capable du meilleur mais surtout du pire.

Les commentaires sont fermés.

New Report

Close